GITEGA : «Les politiciens en exil sous mandat qui veulent rentrer seront traduits devant la justice»
Les propos ont été tenus ce vendredi par Willy Nyamitwe, conseiller principal à la présidence chargé de la communication lors d’un panel organisé par le gouvernement et le département de la communication de la présidence du Burundi à Gitega, la capitale politique. Le panel s’inscrivait dans le cadre des activités de prévention des crises électorales.
Le porte parole du gouvernement a réaffirmé la position de certains officiels selon laquelle le Burundi est victime d’un complot international.
«Les ennemis de la démocratie sont toujours là. Ils changent seulement de couleurs comme des caméléons. Aucun étranger n’aime ce pays plus que les Burundais. Ne soyez pas étonnés des rapports de Human Rights Watch, International Crisis Group et Amnesty International qui sont diffusés sur BBC, VOA et RFI», a souligné Prosper Ntahogwamiye.
«Ils n’ont pas de leçons à donner aux Burundais. En 2000 , aux États Unis , Georges Bush a remporté les élections par fraude, en Allemagne , Angela Merkel en est à son 4ème mandat , en Belgique ils ont passé plus de 2 ans sans gouvernement», a noté Alain Diomède Nzeyimana , porte-parole adjoint du président de la République .
Quant à Willy Nyamitwe, il est revenu sur le retrait du Burundi de la CPI, une décision noble et salutaire, selon lui
«Le Burundi a été le premier pays à se retirer de la Cour pénale internationale, une juridiction qui a été mise en place pour juger seulement les leaders africains. Les grandes puissances comme les USA, la Russie et la Chine ne sont pas membres de la CPI. Nous avons pu déjouer les soulèvements du parti Mouvement pour la Solidarité et la Démocratie (MSD) du mois de mars 2014, les manifestations de 2015 et la tentative du coup d’ État de la même année, les attaques de Cibitoke et de Kayanza (Nord-Ouest du pays), nous avons organisé le référendum de 2018 sans appui extérieur et bientôt les élections de 2020 sans financement extérieur. », a vanté M.Nyamitwe. Il a aussi indiqué que les politiciens qui ont fui le pays peuvent rentrer au pays. Toutefois, ceux qui sont visés par des mandats « devront être traduits en justice d’abord et les autres accepter d’être sous contrôle ».
Les mauvaises relations entre le Burundi et le Rwanda se sont également invitées dans le pannel. Le porte parole du gouvernement a rappelé qu’elles
seront résolues par voie diplomatique.
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