Rumonge : deux permanences du parti CNL détruites en moins de trois jours

Rumonge : deux permanences du parti CNL détruites en moins de trois jours

Deux locaux servant de permanence de la principale formation politique d’opposition ont été démolis depuis samedi dernier sur les collines de Buyenzi et Gitaza. C’est dans la commune de Muhuta en province de Rumonge (Sud-ouest du Burundi).

Les auteurs des actes n’ont pas été identifiés, mais les responsables locaux du CNL soupçonnent de jeunes du parti présidentiel le CNDD-FDD d’être derrière les faits.

Ils dénoncent ce qu’ils qualifient d' »intolérance politique » et « persécution de l’opposition ». SOS Médias Burundi

Les deux locaux ont été détruits les 18 et 21 septembre, selon nos sources.
Le premier l’a été sur la colline et zone de Gitaza au moment où le second se trouve sur la colline de Buyenzi en zone de Muhuta.

« Ils le font sans craindre d’être arrêtés par la police. D’ailleurs, les individus qui font les patrouilles sont connus. Ce sont les membres de comités mixtes de sécurité généralement constitués par des Imbonerakure. On ne comprend pas pourquoi ils ne sont pas interrogés sur les faits », réagissent des militants du CNL.

Un responsable local de la principale formation politique d’opposition parle d' »intolérance politique  » et de « harcèlement de l’opposition ».

« Ils se trompent en démolissant nos permanences. Nous avons lutté pour la liberté d’opinion et la démocratie. Nous avons droit d’appartenir à un parti de notre choix selon ses idéaux. Ils nous emprisonnent, ils enlèvent et tuent nos membres, […], mais qu’ils le sachent, ce n’est pas ça la démocratie qu’ils chantent. Tout le monde ne peut pas être de leur parti », persiste-t-il.

La commune de Muhuta est l’une des localités où plusieurs abus contre des militants du CNL ont souvent été rapportés.
Les responsables administratif, policier et judiciaire dans la commune sont accusés de ne rien dire chaque fois qu’un incident se passe contre le parti CNL.


Des observateurs n’hésitent pas à conclure que de tels actes sont commis sous l’œil complice des autorités locales.

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photo SOS Médias Burundi : une permanence du parti CNL détruite

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