Kanyosha : des motards dénoncent des amandes exorbitantes
Des conducteurs de taxi motos dans la commune de Kanyosha, en province de Bujumbura (Ouest du Burundi) reprochent à la police de leur exiger des amandes non justifiées. L’association des motards promet de trouver une solution. (SOS Médias Burundi)
Le phénomène a pris une grande ampleur avec le mois de janvier, selon les concernés. « Nos motos sont confisquées au quotidien alors que nous avons tous les documents exigés pour exercer. Les motos sont saisies et amenées à différents postes de police. Pour les récupérer, on doit payer cinquante mille francs burundais pour chaque moto. On ne nous donne même pas de quittance », regrette un motard.
Racket
Selon d’autres conducteurs de taxi motos, la police locale les rançonne.
« On nous dit que chaque motard doit verser une somme de trois cents francs burundais à des policiers chaque jour. Ce sont des jeunes Imbonerakure qui s’occupent de la collecte. Tout motard qui ne s’exécute pas voit sa moto confisquée. C’est inimaginable de nous exiger des contributions alors que nous payons les taxes », déplore un autre motard.
Le président de l’association des motards du Burundi confirme les accusations des affiliés de Kanyosha. « Nous allons approcher l’administration et la police locales pour trouver une solution à cette question », promet-il.
___________
Photo : bureaux de la commune Kanyosha (février 2018)
You might also like
Burundi : un prêtre appelle à la démission les autorités insensibles aux malheurs des citoyens
« Un bon berger est celui qui a plus pitié de son troupeau’’. Un rappel fait dimanche dernier à la cathédrale Régina Mundi par l’abbé Viateur Ntarataze.Le prélat a dénoncé le
RTNB-Burundi : une pétition adressée au chef de l’Etat pour réclamer le déblocage des salaires
Le personnel de la Radio-télévision nationale du Burundi (RTNB) a signé une pétition adressée mercredi avant-midi au Chef de l’Etat burundais, Évariste Ndayishimiye, réclamant la mise en œuvre du décret
Burundi : les autorités empêchent pour la troisième année consécutive AC-GENOCIDE Cirimoso de commémorer les massacres de Kibimba
L’association AC-GENOCIDE Cirimoso n’est pas autorisée de se rendre au monument de plus de 150 élèves Tutsis tués le 21 octobre 1993 à la suite de l’assassinat du premier président
