Prison de Mpimba : un policier toujours en détention malgré sa libération provisoire
Il s’agit d’Enoch Nduwimana originaire de la commune de Burambi dans la province de Rumonge (sud-ouest du Burundi). Une source judiciaire indique qu’il a été libéré provisoirement par la chambre de conseil du tribunal de grande instance de Mukaza en mairie de Bujumbura mais trois semaines après la décision il croupit toujours en prison. Ses proches dénoncent une detention illégale . (SOS Médias Burundi)
Sa libération provisoire a été décidée le 16 novembre 2021. « Jusqu’à présent il n’a pas été autorisé de quitter la prison », disent des membres de sa famille.
M. Nduwimana avait été accusé d’avoir communiqué avec des « terroristes » le 14 septembre 2021 mais le ministère public n’ a pas fourni de preuves de cette accusation.
La chambre de conseil a ordonné sa libération provisoire mais le parquet de la République de Mukaza a refusé d’executer la décision de ladite chambre.
Son père et deux de ses frères avaient été interpellés une journée avant lui. Son père Juvin Ndabahinyuye avait été arrêté sur la colline de Gishiha en zone de Muramvya dans la commune de Burambi (province de Rumonge, sud-ouest). Il finira par être libéré ainsi qu’un de ses fils.
Mais un autre fils, Emmanuel Mugenzi reste en détention dans la prison de Mpimba comme le policier. Ces hommes d’une même famille sont soupçonnés d’avoir protégé, aidé et collaboré avec un ancien militaire tué par la police au début de l’année. Déo Niyongabo a été présenté comme chef d’une « bande terroriste » qui a tué des dizaines de personnes dans les provinces de Bururi- Rumonge (sud-ouest)et Bujumbura (ouest). L’affaire pour laquelle les hommes sont poursuivis concerne particulièrement un ancien chef de colline à Gishiha.
Antoine Ruceke a été assassiné par des hommes armés de fusils en décembre 2020.
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Photo : l’intérieur de la prison centrale de Mpimba
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