Bujumbura city market : les commerçants s’élèvent contre la hausse des frais de location
Les commerçants du marché Bujumbura city market (dit chez Sion) ont suspendu les activités depuis mardi. Ils dénoncent la hausse « exorbitante » des frais de location de leurs stands. Ils demandent aux responsables du marché de revoir la mesure. Les installations appartiennent à un homme d’affaires burundais, natif du nord de la ville commerciale. (SOS Médias Burundi)
L’ambiance était calme au marché Bujumbura city market dans la matinée de ce mardi. À l’entrée,pas de bousculade comme à l’acoutumeé. Les commerçants étaient sur les lieux mais leurs magasins sont restés fermés.
Très peu de commerçants qui ne se sont pas joints aux autres avaient ouvert leurs échoppes comme l’a constaté notre reporter.
Les occupants sont d’accord sur un fait. « Nous sommes fatigués des hausses interminables des frais de location. De surcroît, le propriétaire marché ne veut jamais écouter nos doléances. C’est pourquoi même il a interdit toute sorte de comité de représentation des commerçants », murmurent-ils d’un ton fâché.
Les concernés détaillent les proportions dans lesquelles les frais ont été majorés. « Le stand qui était loué à 70 mille est passé à 120 mille. Celui de 90 mille est désormais fixé à 153 mille, et les stands de 413 mille sont passés à 710 mille ».

Selon les commerçants rencontrés sur les lieux, dans ce contexte de la pandémie de Covid-19, les affaires vont tant bien que mal.
« Ce marché était réputé très fréquenté par les Congolais, aujourd’hui ils ne viennent qu’à compte goutte parce qu’ils doivent payer pour les tests Covid-19 avant d’entrer au Burundi. Le moment n’est pas opportun pour revoir à la hausse les frais de location », lâche une commerçante.
Un autre commerçant estime la hausse des frais de location à 80%. « Dans ce contexte ,on ne peut pas espérer travailler pour gagner », dit-il.
Ces commerçants affirment qu’ils vont continuer le mouvement jusqu’à ce mercredi.
Certains disent ne pas comprendre pourquoi le patron du marché leur a refusé toute sorte de dialogue. « Il ne veut pas non plus qu’on mette en place un organe représentant les commerçants. Pourtant, cela faciliterait le dialogue », jugent-ils.
Ils font savoir qu’ils ne sont pas contre la hausse des frais de location mais qu’elle devrait se faire dans des proportions acceptables.
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Photo : l’entrée du marché Bujumbura city market
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