Nduta (Tanzanie) : montée inquiétante du taux de mortalité infantile
Plusieurs cas de mortalité infantile sont recensés ces derniers temps au camp de réfugiés de Nduta en Tanzanie. Des réfugiés disent s’en inquiéter. (SOS Médias Burundi)
Des réfugiés du camp de Nduta en Tanzanie craignent une épidémie qui ne dit pas son nom qui emporte la vie des enfants de moins cinq ans et surtout des nouveau-nés.
“Chaque semaine on enterre au moins quatre enfants d’un an ou encore des mort-nés. Samedi dernier, on en a enterré six. Ça fait peur ici. Des parents s’inquiètent”, ont tour à tour indiqué plusieurs réfugiés burundais.
Des femmes enceintes sont les plus touchées psychologiquement. Certaines font des fausses-couches tandis que d’autres accouchent prématurément, apprend-on.
« Nous pensons qu’il y a une épidémie car ces enfants ne souffrent pas longtemps. Nous demandons à Médecins Sans Frontières (MSF) de mener une enquête pour en savoir plus”, ajoutent-ils.
À l’hôpital, un volontaire du HCR a souligné que plusieurs enfants sont alités. Les structures sanitaires n’ont pas encore communiqué sur ce taux de mortalité infantile.
MSF recommande à tout réfugié de se diriger vers le dispensaire le plus proche à chaque fois qu’un enfant tombe malade au lieu de recourir à la médecine traditionnelle.
Cette pratique étant couramment utilisée par des réfugiés, selon des sources au camp de Nduta en Tanzanie qui héberge plus de 67 mille Burundais.
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Photo : une pancarte indiquant la zone C du camp des réfugiés de Nduta
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