Photo de la semaine : le président Neva remonté contre des policiers qui mendient à l’aéroport
Mercredi dernier, le président de la République du Burundi Évariste Ndayishimiye participait aux activités de l’ouverture de l’année académique pour des officiers de la PNB (Police nationale du Burundi). Il en a profité pour dénoncer une pratique qui devient de plus en plus généralisée sur le seul aéroport international de la petite nation de l’Afrique de l’est : mendier. Pour le président Neva, cela revient à « ternir l’image du pays ». Il promet des sanctions. (SOS Médias Burundi)
Le chef de l’Etat burundais n’y va par quatre chemins: les agents affectés à l’aéroport international Melchior Ndadaye dans la ville commerciale Bujumbura quémandent de l’argent aux passagers . Il parle d’un déshonneur.
« Il y a des informations que nous recevons ces jours-ci….des civils et agents de la police affectés à l’aéroport Melchior Ndadaye quémandent de l’argent, ils mendient. Les agents de la police normalement montrent le bon exemple dans un pays. Nous sommes très déçus par ce comportement à l’aéroport », s’est désolé le président burundais.
Il a également dénoncé des policiers qui collaborent avec des commerçants clandestins pour faire entrer ou sortir des marchandises de façon frauduleuse sur les frontières.
Ces deux catégories de policiers, le président Neva estime qu’elles ternissent l’image du pays et le déshonorent.
Il a appelé les OPJ (officiers de police judiciaire) et tout agent qui mène des enquêtes à éviter de « torturer les personnes à interroger », insistant que « les détenus et les prisonniers sont des êtres humains qui doivent être protégés et bénéficier du droit à la santé ».
M. Ndayishimiye conseille aux policiers de faire recours à l’utilisation des armes en cas de dernier recours, les policiers burundais étant parmi les rares au monde qui se déplacent avec des armes de guerre dont des lance- roquettes ,et certains députés ayant déjà évoqué des craintes là dessus.
Le président burundais a promis de s’investir lui-même pour que des policiers qui se rendent coupables des actes de corruption et de torture notamment soient punis conformément à la loi.
Dans plusieurs rapports d’organisations indépendantes, la police burundaise est souvent accusée d’actes de torture et de harcèlement des opposants, en collaboration avec les membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD, le parti présidentiel, Imbonerakure.
Les responsables de la police ont toujours balayé ces accusations d’un revers de la main qualifiant les rapports de « calomnie ».
« Nous ne nous attendons à aucun changement. Le président burundais, depuis qu’il a accédé au pouvoir ne cesse de faire des promesses mais rien n’est concrétisé. Il risque d’être pris pour un comédien », a réagi Anschaire Nikoyagize, président de la Ligue Iteka, la plus ancienne association de défense des droits humains au Burundi, radiée par les autorités burundaises mais qui continue de travailler en exil.
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Photo : des policiers dont des agents de la Brigade anti-emeute en compagnie des Imbonerakure forcent les portes d’une maison d’un opposant soupçonné de détenir des armes illégalement dans le nord de Bujumbura
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