Lusenda : des champs appartenant aux réfugiés sont récoltés par des groupes armés
Alors que le monde entier fêtait la journée du travail ce 1er mai , les réfugiés du camp de Lusenda en RDC ont déploré le fait que leurs champs sont récoltés par des groupes armés qui volent en même temps leur bétail. Ils demandent au gouvernement du pays hôte de déployer les forces de sécurité dans la localité pour protéger les intérêts des réfugiés. (SOS Médias Burundi)
Dans le camp de Lusenda situé sur le territoire de Fizi , province du Sud-Kivu à l’est de la RDC, certains des réfugiés participent à diverses activités. C’est notamment le commerce, l’agriculture, la pêche, l’élevage et la construction, selon des témoins, eux- mêmes réfugiés.
Seulement, leurs activités sont confrontées à une situation sécuritaire fragile dans la localité de Lusenda. Les réfugiés disent que la récolte, leur bétail ou encore leur commerce sont pris d’assaut par des hommes armés.
« En ce jour où le monde entier célèbre la journée du travail, nous déplorons le fait que notre effort finit par être profité par des assaillants. Des miliciens Maï-Maï surtout récoltent nos champs, volent notre bétail et vandalisent notre commerce. On travaille, mais ça profite aux assaillants », dénoncent des réfugiés qui se sont confiés à SOS Médias Burundi.

Les champs pris pour cible sont dans des montagnes surplombant le camp de Lusenda. La localité est plongée dans l’insécurité depuis plusieurs années, la situation s’étant détériorée depuis 2020.
« […], les gardiens se retrouveront dans la pauvreté parce que les animaux qu’ils gardaient ont été volés par les Maï-Maï. Les cultivateurs n’ont même pas accès à leurs champs. C’est très regrettable[…] », disent des membres de la société civile.
Kamana Ernest, un petit cultivateur du camp de Lusenda témoigne qu’il avait loué des champs à exploiter, mais qu’il n’y a jamais eu accès pour la récolte.
Olivier Iranzi, chef des réfugiés burundais du camp de Lusenda estime que les réfugiés ont perdu plus de 90% de leur investissement.
En raison de l’insécurité qui touche souvent les agriculteurs et éleveurs de Lusenda, le conseil de sécurité du secteur- Tanganyika a demandé que des militaires soient déployés dans les montagnes surplombant le camp de Lusenda.
Le camp de Lusenda héberge plus de 30 mille réfugiés burundais.
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Photo : deux jeunes réfugiés partagent la récolte de leur champ
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