Burundi-RDC : la corruption s’institutionnalise au poste frontière de Gatumba

Burundi-RDC : la corruption s’institutionnalise au poste frontière de Gatumba

Il est rapporté une pratique de corruption au poste frontière de Gatumba séparant le Burundi et la RDC. Un montant de cinq mille francs burundais est exigé pour avoir un visa de sortie ou d’entrée. Des voyageurs alertent. (SOS Médias Burundi)

L’argent est versé aux agents de l’immigration, selon des témoins.

« Pour chaque sortie ou entrée, on doit verser cinq mille francs burundais, sans reçu. Si tu ne donnes pas le montant, tu peux attendre sur la ligne jusqu’à cinq heures de temps, une forme de punition », racontent les mêmes témoins.

D’après des sources sur place, une centaine de personnes dont des Burundais et des Congolais traversent le poste frontière de Gatumba au moins deux fois par jour. La plupart vivent à Bujumbura, la ville commerciale du Burundi, mais ils doivent se rendre à Uvira (Sud-Kivu à l’est de la RDC) chaque jour pour le travail et retournent à Bujumbura le soir.

« On peut arriver à l’immigration à 7h du matin et attendre jusqu’à11h pour avoir un visa de sortie. C’est aberrant et révoltant, ce qui se passe ici », dénoncent des voyageurs joints par SOS Médias Burundi.

En plus des voyageurs, des chauffeurs de véhicules effectuant un transport rémunéré dénoncent également un racket qu’ils subissent de la part des policiers.

Ils demandent que l’autorité administrative intervienne pour exiger que cesse la pratique de corruption devenue le mot d’ordre pour tout service à la frontière et sur la voie publique.

Les services d’immigration n’ont pas encore réagi à ces allégations.

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Photo : des policiers burundais au poste frontière de Gatumba

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