Nyanza-lac : des chefs de colline accusés de fausser des quittances dans la perception des amendes
Selon les propriétaires de bistrot en commune de Nyanza-lac dans la province de Makamba (sud du Burundi), certains chefs de colline se prêtent à des fraudes massives, surtout sur les quittances des amendes infligées à ceux qui pratiquent la hausse illégale des prix des boissons de la BRARUDI. (SOS Médias Burundi)
Ils donnent l’exemple du chef de colline de Buheka, Célestin Bukuru, qui complète en chiffres avec une somme de 50.000 francs, alors qu’il écrit « cinq mille francs » en lettres.
Et cela se fait pour tous les bistrots qui sont punis de payer des amendes pour avoir procédé à la hausse des prix des produits de la BRARUDI (Brasserie et limonaderies du Burundi).
Ils se demandent comment il peut commettre une même erreur sur plus de quatre propriétaires de bistrot sanctionnés pour la même infraction et à des dates différentes.
Le même chef de colline de Buheka, Célestin Bukuru est accusé d’avoir assis un système de deux poids deux mesures dans les sanctions qu’il prend envers ceux qui sont accusés de hausser les prix.
Des propriétaires de bistrot expliquent que les buvettes qui ont embauché des filles sont sévèrement sanctionnées parce que ces dernières refusent d’entretenir des relations amoureuses avec cette autorité collinaire.
Ces cabaretiers se demandent si ces tricheries sont connues ou non des autorités de la commune de Nyanza-lac.
Ils demandent à l’inspection des finances communales de procéder à la vérification des amendes perçues pour que ce chef de colline et ses complices soient punis conformément à la loi.
L’autorité communale n’a pas encore réagi à ces allégations, encore moins l’intéresé.
You might also like
Rumonge : la taxe communale doublée
La nouvelle mesure a été prise par le conseil communal de Rumonge (Sud-ouest du Burundi). Tous les commerçants qui exercent dans cette commune qui a l’un des ports les plus
Burundi: la conférence des évêques du Burundi préoccupée par la pauvreté extrême des ménages
Les évêques catholiques burundais s’indignent de la flambée des prix qui s’observe dans le pays. Dans un communiqué rendu public après l’Assemblée plénière ordinaire du mois de décembre, leur conférence
Gitega : un jeune homme accusé de voler dans un ménage torturé
Bethel Pfukamusabe est admis à l’hôpital régional de Gitega depuis samedi dernier. Accusé de voler les récoltes de maïs et de haricot dans un ménage de la colline de Rutegama
