Giharo : indignation chez les riziculteurs des marais de Mukazye après trois mois sans irrigation de leurs rizières

Giharo : indignation chez les riziculteurs des marais de Mukazye après trois mois sans irrigation de leurs rizières

Les riziculteurs des marais de Mukazye dans la commune Giharo en province Rutana (sud-est du Burundi) disent être être très indignés du comportement d’un responsable de leur association. Il lui est reproché d’avoir bloqué l’eau qui, normalement sert à irriguer leurs champs de riz. (SOS Médias Burundi)

Selon des riziculteurs de Giharo, Baragomwa, surnommé Savyinyo, a bloqué l’eau de 4 espaces appelés OCB depuis le mois de juillet, sans la moindre justification.

Les OCB 10 , 11 , 12 et 13 exploités par plus 800 riziculteurs sont en manque d’eau d’irrigation, ce qui a déjà causé le sèchement de leurs cultures, a précisé un des riziculteurs.

Selon ces derniers, ils ont porté plainte contre lui chez l’administratrice de la commune de Giharo, Lydie Nihimbazwe, et le responsable du SNR (Service national de renseignements) dans cette commune, sans succès.

L’attitude de Baragomwa s’explique par le soutien dont il jouirait de la part du responsable du CNDD-FDD en zone Giharo, Alexis Baraguma, lui aussi agronome en zone, expliquent les riziculteurs.

Selon eux, ce dernier a exigé que Baragomwa soit placé à la tête de leur association dans le but de les ruiner.

« Il aurait même vendu deux machines qui appartenaient à leur association . Après il a exigé 5 kg de riz de chaque riziculteur par moisson, et personne n’a le droit de poser la question sur la destination de l’argent qui provient de ce riz collecté », rapporte une autre source proche du dossier.

Ces riziculteurs demandent au chef de l’état Évariste Ndayishimiye d’intervenir pour qu’ils obtiennent de l’eau afin de sauver un minimum de leurs champs.

Pour rappel, en mars dernier, une mesure d’expropriation de ces riziculteurs de 5 marais de la commune Giharo avait été prise avant d’être revue.

L’administration avait alors annoncé que ces 5 marais : Mukazye, Mazimero, Gatonga, Kinwa et Nyamikungu, devaient être cédés à la SOSUMO (Société sucrière du Moso) pour étendre ses champs de cannes à sucre.

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Photo d’illustration : une Burundaise dans un champ de riz dans un marais au nord du Burundi

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