Ouganda : le pays accorde le statut de réfugié à plusieurs ressortissants de l’EAC
Au camp de Nakivale, le bureau du Premier ministre en charge des réfugiés en Ouganda est en train de conduire des interviews d’identification pour accorder le statut de réfugié aux demandeurs d’asile. Parmi eux, des Burundais.L’activité qui a débuté ce mardi concerne des milliers de demandeurs d’asile dont les premiers sont arrivés au camp de Nakivale en 2018. (SOS Médias Burundi)
La plupart d’entre eux sont des Congolais qui fuient les combats à l’est de la RDC, des Burundais et Somaliens. Il leur est demandé de parler des raisons de leur demande d’asile ainsi que leur identification personnelle.
« Nous nous en réjouissons car nous allons enfin avoir un statut complet avec une attestation familiale et non ce document temporaire que nous détenions pendant plus de quatre ans. Et l’on pourra demander aussi un document de voyage si nous le souhaitons », indiquent des Burundais et Congolais sur la ligne d’attente au camp de Nakivale.
Le gouvernement ougandais et le HCR expliquent qu’ils veulent accélérer le processus parce que « beaucoup de personnes nécessiteuses affluent ces derniers temps pour demander l’asile ». Cet exercice est aussi fait dans d’autres camps, des villes et dans la capitale Kampala, d’après nos sources en Ouganda, sauf pour les ressortissants du Soudan du Sud à qui le statut de réfugié est automatiquement attribué dès le premier jour, ce pays étant considéré par le HCR-Ouganda comme «pays en conflit ».
Dans l’entre-temps, une maladie non encore connue s’est déclarée au camp de Nakivale et les réfugiés craignent qu’elle pourrait être liée à ce mouvement croissant de demandeurs d’asile.
«C’est une toux et des rhumes qui durent. L’on croirait que c’est une grippe qui n’en est pas une», affirment des réfugiés.
« D’autres patients présentent des symptômes de la malaria, mais les tests de goutte épaisse ne révèlent pas le paludisme », apprend-on.
Et comme moyen de prévention, une campagne de vaccination contre la fièvre jaune vient d’être lancée dans tous les villages du camp de Nakivale. Elle concerne les personnes de neuf mois à 60 ans.
«Seules les plus âgées et les femmes allaitantes sont épargnées », comme le soulignent des réfugiés.
Nakivale compte plus de 140 mille réfugiés dont plus de 33 mille Burundais.
__________________________________
Photo : de jeunes réfugiés au camp de Nakivale en Ouganda, décembre 2023
You might also like
Journée dediee aux réfugiés : les réfugiés burundais dans le désarroi
A l’occasion de la célébration de la journée internationale dédiée aux réfugiés, les Burundais vivant dans les camps en Tanzanie, au Rwanda, en Ouganda et en RDC déplorent les conditions
Mahama (Rwanda) : mauvaise qualité de services sanitaires
Au camp de Mahama au Rwanda, les réfugiés dénoncent une mauvaise qualité de services rendus dans les dispensaires. Seuls les cas urgents sont traités. C’est au moment où le nouveau
Dzaleka (Malawi) : trois réfugiés burundais interpellés
Jérémie Ngendakumana, Faustin Niyukuri et Thadée Maombi ont été arrêtés il y a une semaine. La police qui les a interpellés n’avait pas de convocation et n’a pas jusqu’ici indiqué
