Goma : au moins 20 civils tués à Mweso
Au moins 20 civils dont des femmes et des enfants ont été tués dans une explosion d’une bombe jeudi matin dans la cité de Mweso située à une centaine de kilomètres de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. De violents affrontements entre les FARDC (Forces Armées de la République démocratique du Congo) appuyées par les milices locales entretenues par les autorités congolaises et les rebelles du M23 sont signalés dans la zone depuis mercredi. L’armée loyaliste et la rébellion s’accusent mutuellement d’avoir tué ces civils. (SOS Médias Burundi)
Selon un communiqué des FARDC sorti jeudi soir, une bombe au mortier 120 a été larguée dans la cité de Mweso sur une maison d’habitation faisant au total 19 civils tués et 27 autres grièvement blessés.
Le document précise que cette bombe a été lancée par les éléments du M23 qui voulaient faire un assaut sur cette agglomération de la chefferie des Bashali située dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu à l’est du Congo.
Pour le lieutenant-colonel Guillaume Ndjike Kaiko, porte-parole des FARDC au Nord-Kivu, « cette attaque du M23 a été déjouée par l’armée qui contrôle la zone ».
Bertrand Bisimwa, responsable politique du M23 lui, parle d’un bilan de 20 personnes mortes et d’un nombre de blessés non encore déterminé. Il accuse l’armée congolaise d’être à l’origine des bombardements qui ont emporté la vie de ces civils.
« Le bilan provisoire des bombardements de la cité de Mweso par les drones et l’artillerie lourde de la coalition des forces du régime de Kinshasa fait actuellement état de 20 morts parmi les populations civiles innocentes. Les recherches se poursuivent pour identifier toutes les victimes » , a affirmé Bertrand Bisimwa sur son compte X (Anciennement Twitter).

Un habitant ayant vécu la scène contacté par SOS Médias Burundi étant encore sous le choc a dit que « j’ai compté moi-même 10 morts et plusieurs blessés. Parmi les victimes se trouvent des enfants, des femmes et des pères de famille ».
« Il est difficile de savoir si c’est le M23 ou les FARDC qui ont largué cette bombe », a-t-il insisté.
Des sources locales estiment que les deux parties ont subi de pertes énormes.
« Jusqu’à ce jeudi soir, le bruit des bombes et des armes lourdes continuaient à se faire entendre dans et autour des collines surplombant la cité de Mweso », selon des témoins.
Les FARDC et l’ancienne rébellion Tutsi qui a repris les armes fin 2021, reprochant au gouvernement congolais de n’avoir pas respecté ses engagements sur la réinsertion de ses combattants, ne cessent de s’accuser mutuellement de violation du cessez-le-feu en cours, obtenu l’an dernier par les chefs d’Etat de la région dans le cadre des dialogues de Nairobi (Kenya) et Luanda (Angola).
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Photo : la cité de Mweso où une vingtaine de civils ont été tués le 25 janvier 2024
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