Meheba (Zambie) : enfin un nouveau leader qui inspire confiance

Meheba (Zambie) : enfin un nouveau leader qui inspire confiance

Le camp de Meheba en Zambie s’est doté d’un nouveau président nommé par le ministère de l’Intérieur et de la sécurité. Les réfugiés, qui blâment le précédent leadership qu’ils jugent défaillant, espèrent une amélioration de leurs conditions de vie. (SOS Médias Burundi)

Le nouveau « Refugee Officer (RO)» du camp de Meheba n’est pas nouveau dans la gestion quotidienne de la vie des réfugiés car il vient de Mayukwayukwa, un autre grand camp de réfugiés en Zambie où il était représentant du gouvernement zambien et président dudit camp.

Il n’a même pas encore fait un mois au bureau de Meheba que les réfugiés l’apprécient déjà de part son caractère jugé accueillant.

« Il est vraiment à l’écoute de nos doléances et il résoud presque tous les problèmes sur le champ. Pas question de renvoyer des gens alors que les solutions alternatives sont possibles. Il est génial et nous espérons qu’il restera comme ça », se félicitent des réfugiés.

« Il inspire confiance en tout cas. Raison pour laquelle pour le moment, beaucoup de gens sont à l’aise pour lui demander assistance. Et donc, une longue ligne de gens est toujours devant son bureau », ajoutent d’autres occupants de Meheba.

D’après ces réfugiés, les défis sont nombreux car il trouve un terrain dévasté, ce qui lui exigera de gros efforts.

« Son prédécesseur ne se souciait en tout pas de nous. Ses cinq années à la tête du camp de Meheba auront fait des victimes : des réfugiés emprisonnés pour rien, lenteur administrative dans l’octroi de certains documents comme le permis de sortie, manque d’assistance pour les vulnérables, pas de rigueur, népotisme et clientélisme, licenciement abusif des travailleurs surtout burundais et congolais », accusent-ils.

Les secteurs de la santé et de l’éducation sérieusement étaient minés. « Pas de médicaments dans les dispensaires, plus de transferts en dehors du camp, les demandes de nationalité rejetées, les finalistes des écoles secondaires qui accèdent difficilement aux universités, ect., bref des conditions de vie rendues impossibles par son leadership », chargent ces réfugiés.

Ils demandent au nouveau d’essayer de dénouer la situation petit à petit car, reconnaissent-ils, tout ne peut pas être résolu en un seul moment.

Dans une réunion qu’il a tenue avec les chefs de zones et de villages, le nouveau président du camp de Meheba a promis des améliorations à chaque fois qu’il sera possible. « On est là pour le bien être des réfugiés », a-t-il rassuré.

Le camp de Meheba compte plus de 27 mille réfugiés dont trois mille Burundais.

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Photo : des réfugiés devant une structure sanitaire au camp de Meheba en Zambie, janvier 2024

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