Bujumbura : la journaliste Sandra Muhoza transférée dans un cachot des renseignements
Sandra Muhoza a été transférée ce lundi dans un cachot du Service national des renseignements (SNR) à Bujumbura, la ville commerciale. Selon nos sources, cette journaliste qui souffre d’une maladie chronique a été torturée durant le week-end dernier à Ngozi (nord du Burundi). ( SOS Médias Burundi)
Jusqu’à ce lundi dans la nuit, la famille de Sandra Muhoza n’avait pas encore eu accès à elle.
« Nous avons peur et nous inquiétons beaucoup pour sa sécurité. Nous avons appris qu’elle a été torturée depuis son arrestation. En plus , elle souffre d’une maladie chronique. Nous craignons que sa santé puisse se détériorer », se désolent ses proches qui ont parlé à des reporters SOS Médias Burundi.
Selon des sources concordantes à Ngozi, Sandra Muhoza a été transférée lundi sur la capitale économique Bujumbura où est basé le quartier général du SNR.
« Elle devrait être présentée à la presse pour démentir les informations en rapport avec la distribution des machettes qu’elle a divulguées, selon les autorités burundaises », disent nos sources.
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Aucune communication officielle sur le transfert de notre consœur à Bujumbura n’a été faite. Mais ce dimanche, le commissaire provincial de la police à Ngozi, Beaufort Ndoreraho avait confirmé à nos collègues de la radio Isanganiro que « c’est la police qui détenait Sandra Muhoza ».
Plusieurs sources policières ont confirmé son transfert dans un cachot des renseignements sans donner plus de détails.
Selon un journaliste local, Sandra Muhoza aurait écrit dans un groupe WhatsApp que « la distribution des machettes se déroule bel et bien même ici chez nous ». Elle intervenait dans une discussion sur une probable distribution de machettes aux Imbonerakure (membres de la ligue des jeunes du CNDD-FDD) dans une autre province autre que Ngozi.
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Photo : la journaliste Sandra Muhoza, détenue par le service des renseignements
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