Burundi : le Conseil national de la communication a une nouvelle responsable
Vestine Nahimana a été plébiscitée pour diriger cet organe de régulation de médias au Burundi. Candidate unique, elle a été élue à 100%, c’est-à-dire par tous les12 membres du Conseil réunis au sein d’une assemblée générale élective. (SOS Médias Burundi)
L’élection s’est déroulée dans la ville commerciale Bujumbura.
L’ancienne ambassadrice du Burundi aux Pays-Bas succède à Willy Nyamitwe, récemment nommé ambassadeur du Burundi en Éthiopie et auprès de l’union africaine,entre autres. « […], les médias c’est un outil, un outil qui peut servir à construire et qui peut servir à détruire. Je reviens avec le même langage[..] », a rappelé la nouvelle présidente du CNC (conseil national de la communication).
Vous saurez que c’est son deuxième passage au sein de cet organe de régulation des médias considéré comme une gendarmerie du pouvoir de Gitega qui surveille et régente le journalisme au Burundi.
On se souviendra d’elle surtout en 2010 quand l’opposition s’est retirée des élections. Elle avait comparé les radios indépendantes et privées réunies au sein d’une « synergie » à la « radio télévision libre des Mille Collines (RTLM) » qui a appelé à un génocide de Tutsis en 1994 au Rwanda.
Vestine Nahimana qui milite aussi pour le parti au pouvoir le CNDD-FDD tout comme à l’époque les avait également qualifiées d' »outils des partis d’opposition », leur reprochant d’avoir limité le temps de parole attribué au presque « unique candidat à la présidentielle », feu président Pierre Nkurunziza.
Celle qui revient à la tête du CNC avait aussi critiqué les médias indépendants qui,selon elle avaient annoncé une situation biaisée sur la participation des électeurs, « contrairement à la vérité rapportée » par la commission nationale en charge des élections.
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Photo : Vestine Nahimana / DR
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