Bujumbura : de plus en plus de mesures désagréables pour les propriétaires de motos et tricycles
Tous les propriétaires des motos et tricycles ont été conviés dans des réunions avec les administrateurs des communes de leur ressort , l’après-midi ce mercredi. L’administrateur de la commune de Mukaza (centre de la capitale économique Bujumbura) leur a notifié que la mesure d’interdiction de franchir certaines zones reste exécutoire sans aucune exception. En plus, tous les propriétaires devront enregistrer leur moyen de transport, y compris des personnes vivant avec handicap. (SOS Médias Burundi)
Lors de cette réunion, l’administrateur de Mukaza a sommé tous les propriétaires des motos et tricycles de les faire enregistrer auprès de leurs chefs de quartier.
La mesure a surpris les concernés. « Pourquoi voudriez-vous nous enregistrer alors que nous avons des dossiers à l’office burundais des recettes? », s’est inquiété un des participants.
Pour Rénovat Sindayihebura, la décision est motivée d’une part par le souci de connaître tous ceux possédant ces engins, et d’autre part par le souci d’assurer leur sécurité.
La réunion a été dominée par les interventions des associations de conducteurs de taxi motos et autres entités qui les utilisent.
« Nous, nous sommes dans le domaine de livraison de la nourriture, des courriers, et d’autres services connexes. Comment allons-nous poursuivre nos activités », a lancé le représentant de la société Baza.
« Nous, au sein de l’ONG Dutabarane, avons 14 motos qu’utilisent nos agents pour se rendre sur terrain. Elles logent toutes à nos bureaux au quartier de Rohero, que sera notre sort! », a exprimé le souci l’un des responsables de Dutabarane (un projet humanitaire initié par l’union des églises baptistes du Burundi ) à l’administrateur de Mukaza.
« Pour nous autres ayant contracté des crédits auprès des institutions bancaires pour investir dans le transport, nous ne pourrions plus rembourser les dettes », s’est plainte Eliane Nizigiyimana, une des propriétaires du moyen de transport concerné.

Selon M. Sindayihebura, « il n’y a aucune exception ».
Il a tout simplement précisé que la probable dérogation à l’endroit de ces sociétés qui ont plusieurs motos est de les faire enregistrer auprès de l’administration en attendant de les dégager, en dehors de sa commune.
« Même au moment de les dégager, vous allez les charger dans des véhicules. Après le 10 mars, aucune moto ne va être autorisée dans les zones interdites. Même pour les personnes vivant avec handicap, leurs dossiers seront analysés plus tard », a-t-il brisé l’espoir des intéressés.
La mesure concerne aussi les deux autres communes de la ville commerciale Bujumbura à savoir Muha (sud) et Ntahangwa (nord), du moins dans les zones interdites aux motos , vélos et tricycles.
Le 23 février dernier, le ministre en charge des affaires intérieures et de la sécurité a décidé l’extension des zones interdites aux motos, vélos et tricycles dans la capitale économique Bujumbura. Les accidents de la route ont été avancés comme la cause principale de la mesure, ce qui n’a pas convaincu les associations de conducteurs de taxi motos , vélos et Tuk-Tuk qui ont saisi le premier ministre burundais, en vain.
Au moins 17 mille personnes vont devoir perdre leur emploi suite à la mesure, selon les associations.
_______________
Photo : des conducteurs de taxi motos, vélos et tricycles sollicités pour soutenir une manifestation organisée par les autorités burundaises dans la ville commerciale Bujumbura, janvier 2017
You might also like
À Rwibaga, la pomme de terre avance, la forêt recule
SOS Médias Burundi Rwibaga, 20 juillet 2025 –Alors que le Burundi poursuit sa campagne nationale de reboisement « Ewe Burundi urambaye », portée par les plus hautes autorités pour restaurer
Butihinda : des centaines de kg de wolframite et d’or saisies à Kamaramagambo
Il s’agit de 741kg de wolframite, 138g d’or purifié et 77kg de résidus d’or. La quantité a été saisie par la police sur la colline de Kamaramagambo en commune de
Rugombo : deux jeunes conducteurs de taxis-motos enlevés
Justin Nirema et Yves Nsanzurwimo sont introuvables depuis samedi dernier. Ils ont été enlevés alors qu’ils apportaient de la nourriture à leurs frères qui étudient en RDC, selon des témoins.Les
