Bujumbura : la journaliste Sandra Muhoza transférée à la prison centrale de Bujumbura
La journaliste Sandra Muhoza qui était détenue dans un cachot du Service national des renseignements (SNR) dans la ville commerciale Bujumbura depuis lundi dernier, a été transférée jeudi soir à la prison centrale de la capitale économique. Des organisations des professionnels de médias au Burundi exigent sa libération. (SOS Médias Burundi)
La famille de notre consœur a été informée de son transfert, a appris SOS Médias Burundi. Ce sont les services secrets qui ont décidé le transfert de Sandra Muhoza à la prison centrale de Bujumbura dite Mpimba.
Notre collègue venait de passer trois jours dans un cachot du Service national des renseignements dans la ville commerciale Bujumbura.
LIRE AUSSI :
Ce jeudi, cinq organisations des professionnels de médias dont l’Association des femmes journalistes et la Maison de la presse, dirigées par des femmes, ont exigé une libération inconditionnelle de la Journaliste Sandra Muhoza .Pour ces organisations, « le motif de sa privation de liberté devrait être communiqué et les enquêtes faites dans le strict respect de la loi ». Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite sur le cas de notre consœur. C’est la deuxième journaliste en détention au Burundi. Une autre femme journaliste, Floriane Irangabiye purge une peine de dix ans d’emprisonnement depuis janvier 2023.
Arrêtée en août 2022 et condamnée à dix ans de prison le 2 janvier 2023, elle est entre autres accusée d’atteinte à la sûreté de l’état et de collaboration avec les mouvements rebelles. Elle est pour le moment détenue à la prison centrale de Bubanza (ouest) depuis fin octobre 2023. La plupart d’acteurs avaient espéré une issue favorable à l’issue de sa comparution en appel à la cour suprême le 11 janvier dernier, en vain.
________________________________________________
Photo : Sandra Muhoza
You might also like
Gitega : deux téléphones portables retrouvés dans la cellule de Bunyoni
Pusieurs policiers dirigés par le commissaire provincial de la police à Gitega (centre du Burundi), le colonel de police Évariste Habogorimana ainsi que des agents du Service national de renseignements
Cankuzo : une mère et son fils écopent de la perpétuité
Jacqueline Kanyange et son fils Don de Dieu Hagabimana (24 ans) ont ont été jugés en comparution immédiate par le tribunal de grande instance de Cankuzo (est du Burundi). C’était
Affaire Kayogoro : deuxième comparution des accusés
Seize individus poursuivis dans l’affaire Kayogoro ont comparu devant la chambre de conseil de la cour d’appel de Makamba (sud du Burundi) ce lundi. Ils sont accusés d’avoir racketté, violenté
