Nakivale (Ouganda) : des réfugiés hospitalisés meurent suite à une coupure électrique
Sept personnes admises au service d’urgences sous perfusion à l’aide de bouteilles d’oxygène sont mortes le même jour. Leur décès est survenu après une coupure électrique samedi dernier, le générateur de relève n’ayant plus de carburant, ce qui a provoqué l’irréparable. (SOS Médias Burundi)
Le camp de Nakivale en Ouganda est en deuil depuis samedi dernier. L’hôpital de « Nyarugugu Health Center IV”, situé dans la zone de Base camp a enregistré des pertes en vies humaines dans des situations inattendues et inexplicables d’après les réfugiés.
Une coupure électrique prolongée s’est produite dans la nuit et a fait des victimes dans le service des urgences.
« Sept personnes dont une Burundaise qui étaient en soins intensifs ont manqué d’oxygène. Du coup, même l’intervention n’a pas pu être rapide. Quand le personnel de l’hôpital a voulu connecter les bouteilles de bombonnes au générateur électrique, ce dernier n’avait pas de carburant suffisant », racontent des volontaires médicaux.
Pour comble de malheur, la station-service d’essence est située un peu loin du camp et « l’argent pour s’approvisionner en carburant n’était pas disponible ». Cette situation est décriée par les réfugiés.
«Ce n’est pas imaginable car chaque patient admis à cet hôpital doit payer une caution dite de carburant en cas de coupure électrique. Ce qui veut dire que tous les malades sous perfusion avaient tous payé des sommes colossales. Alors, à quoi a servi cet argent ? » se demandent-ils.
Ils exigent des enquêtes indépendantes. « Des responsabilités doivent être établies pour punir les présumés coupables de ce détournement mortel de fonds réservés au carburant. D’autant plus que nous ne comprenons pas comment ils obligent un vulnérable réfugié à payer de l’argent », s’insurgent-ils.
Au camp de Nakivale, un incident pareil s’était produit l’année dernière et avait coûté la vie à un jeune burundais.
Des humanitaires et l’office du Premier ministre qui s’occupent du camp de Nakivale avaient juré que de tels cas ne se reproduiraient jamais. Pour le moment, la colère des réfugiés est difficile à contenir d’après des sources sur place.
Nakivale compte actuellement plus de 140 000 réfugiés dont plus de 33 000 Burundais.
__________________________________________
Photo d’illustration : une pancarte indiquant un centre de santé au camp de réfugiés de Nakivale en Ouganda
You might also like
Rwanda : à Mahama, 1 600 familles réfugiées ciblées pour sortir de la dépendance à l’aide humanitaire
SOS Médias Burundi Mahama, 17 septembre 2026— Un programme d’autonomisation économique visant 1 600 familles réfugiées du camp de Mahama, dans l’est du Rwanda, doit être mis en œuvre entre
Kakuma (Kenya) : des maladies liées à la malnutrition menacent les réfugiés
L’hôpital du camp est débordé par des femmes et des enfants souffrant de maladies liées à la malnutrition. Les réfugiés s’alarment. (SOS Médias Burundi) Des lits de l’hôpital du camp
Nyarugusu (Tanzanie) : le taux de mortalité bondit de manière inquiétante, les réfugiés redoutent le pire
Depuis janvier de cette année, le camp de Nyarugusu enregistre plus de morts par mois qu’avant. La cause principale est la suspension des transferts des urgences vers les hôpitaux de
