Nduta (Tanzanie) : une femme violée

Nduta (Tanzanie) : une femme violée

Une femme burundaise réfugiée au camp de Nduta en Tanzanie a été violée par trois hommes. Selon la victime, ses bourreaux parlaient l’Igiha, un dialecte tanzanien. Elle subit des soins intensifs à l’hôpital de MSF (Médecins sans frontières) du camp. (SOS Médias Burundi)

Elle s’appelle M.S, mère de trois enfants.

Les faits se sont produits vendredi dernier, non loin de la zone 16 dans une réserve naturelle où elle était partie pour chercher du bois de chauffage. Elle a été secourue par des passants qui l’ont vue agonisant.

« Elle était allongée, ne pouvait ni parler ni marcher. Les passants ont alors appelé au secours et elle a été transportée à l’hôpital de MSF dans la zone 4 », indiquent ses proches qui demandent des enquêtes pour appréhender les criminels.

Quand elle a retrouvé conscience, elle s’est souvenue du dialecte que ses agresseurs parlaient. « Il s’agit bel et bien de Tanzaniens comme ils parlaient en leur langue ‘Igiha’ proche du Kirundi », a-t-elle dit.

Cependant, elle indique qu’elle ne peut pas se souvenir des visages, ce qui rend difficile les démarches des ONGs humanitaires qui veulent l’aider à porter plainte, selon des réfugiés.

Les femmes qui vont puiser de l’eau ou chercher du bois de chauffe dans des réserves situées non loin du camp de Nduta sont souvent victimes de ce type d’actes.

« Des fois les agresseurs sont reconnus par des filles et femmes réfugiées burundaises mais ils ne sont jamais inquiétés. Alors, nous recommandons qu’il y ait des patrouilles de la police dans ces endroits pour garantir notre sécurité et une fois les agresseurs appréhendés, qu’ils soient punis exemplairement sans favoritisme », laissent entendre des réfugiés burundais.

Le camp de Nduta abrite plus de 64 000 réfugiés burundais.

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Photo d’illustration : une réfugiée burundaise dans un champ en dehors du camp de Nduta en Tanzanie

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