Nord-Kivu (RDC) : les journalistes déplacés tentent de relever les défis des difficiles conditions de travail

Nord-Kivu (RDC) : les journalistes déplacés tentent de relever les défis des difficiles conditions de travail

Depuis le début de la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, beaucoup de journalistes ont dû fuir, quittant des régions prises par les rebelles du M23, et nombre de stations de radios ont été fermées suite à l’insécurité dans ces régions.Ces journalistes se sont réfugiés dans divers sites de déplacés de Goma. Ils ont bénéficié d’une formation sur la couverture médiatique des activités humanitaires dans un contexte d’urgence.Cette formation organisée par le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) s’est déroulée les mercredi et jeudi de la semaine dernière. (SOS Médias Burundi)

La plupart des journalistes concernés travaillaient pour des médias à Masisi et à Rutshuru avant de se déplacer vers la ville de Goma, la capitale du Nord-Kivu à l’est du Congo.

Ismaël Matungulu, le directeur de la radio communautaire de Sake dans le territoire de Masisi et ses collaborateurs se sont déplacés avec une partie de leurs équipements de radio.

Aujourd’hui, cette station radio fonctionne dans le camp de déplacés de Lushagala, dans le quartier de Mugunga à Goma.

Le voyage de la radio à Goma a été long et difficile.

« Nous avons fui avec certains de nos matériels depuis Masisi jusqu’ici à Goma. Le voyage n’était pas facile car certains équipements ont été volés par des groupes rebelles. Nous avons jugé bon d’installer notre radio ici dans le site de déplacés », a indiqué Ismaël Matungulu.

Il a signalé que malgré le fait que tous les programmes de radio soient exécutés, « l’un des défis auxquels nous sommes confrontés est le manque de ressources».

Un journaliste déplacé monte des sons dans sa tente dans un camp de réfugiés à Goma, juin 2024

Comme beaucoup d’autres journalistes, Ismaël Matungulu et ses collègues s’inquiètent de la durabilité de leur travail.

« Nous demandons aux différentes organisations de nous venir en aide pour que nous puissions continuer à fonctionner dans ce contexte de crise ».

Le HCR tente d’encadrer les journalistes

C’est dans ce cadre que plusieurs journalistes déplacés ont participé à une session de formation sur la couverture médiatique des activités humanitaires dans un contexte d’urgence.

Abdoulaye Barry, chef de bureau du HCR au Nord-Kivu, a exprimé sa compassion envers les journalistes déplacés et a souligné l’engagement continu du HCR à soutenir ces professionnels des médias.

« Le HCR vous réitère donc son engagement continu à aider la synergie des journalistes déplacés », a-t-il déclaré.

De son côté, Rosalie Zawadi, présidente de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) ,section du Nord-Kivu, a encouragé les journalistes déplacés à devenir plus professionnels.

Elle a insisté sur l’importance de continuer à se former pour améliorer la qualité de leur travail dans des situations complexe et dangereuse.

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Photo : des antennes d’une radio dont les journalistes ont été contraints de fuir dans le Nord-Kivu

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