Dzaleka (Malawi) : une hausse exponentielle des prix des denrées alimentaires qui inquiète
Au camp de Dzaleka au Malawi, les prix de tous les produits vivriers ont grimpé, doublé voire triplé. Les réfugiés lancent un cri d’alarme. (SOS Médias Burundi)
Les réfugiés ne comprennent pas pourquoi les prix ont explosé au cours des trois dernier mois. Le constat est amer.
1kg de farine de maïs qui s’achetait à 700 MWK (Malawian kwacha) se vend actuellement à 1400 MWK (0,81 USD), 1kg de haricot est passé de 2000 à 4000 MWK (2,31 USD) alors qu’1l d’huile est passé de 1500 à 4000 MWK, comme le déplorent des réfugiés.
De ce fait, ils demandent que leur ration mensuelle soit revue à la hausse. C’est au moment où chaque réfugié perçoit une somme de 8000 MWK (4,61 USD) par mois.
“C’est comme si on te donne deux kg de haricots pour tout un mois. C’est en tout cas une situation inadmissible. Et puis, avec cette même somme, on doit satisfaire tous nos besoins quotidiens, ce qui n’est vraiment pas possible”, s’insurge un réfugié burundais installé à Dzaleka depuis quelques années.
Les réfugiés disent que le gap était normalement comblé par les récoltes de cultures. Cependant, la sécheresse ou encore la saison de pluie prolongée et inattendue n’ont pas permis d’avoir une bonne production.
Ils demandent aux agences humanitaires de songer à sauver des vies en danger surtout les enfants qui sont attaqués en grand nombre par des maladies comme le kwashiorkor qui affectent négativement leur croissance.
Le camp de Dzaleka abrite plus de 50000 réfugiés dont plus de 11000 Burundais.
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Photo : des personnes marchent à l’intérieur du camp de Dzaleka dans le district de Dowa dans la région centrale du Malawi, le 20 juin 2018, DR
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