Nakivale (Ouganda) : la pénurie d’eau potable fait craindre une crise sanitaire
SOS Médias Burundi
Nakivale, 21 septembre 2026 — Dans le camp de réfugiés de Nakivale, en Ouganda, l’accès à l’eau potable devient de plus en plus difficile. Le coût élevé de l’eau, l’éloignement des points d’approvisionnement et les problèmes d’hygiène inquiètent les réfugiés, qui demandent une intervention urgente du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et des autorités ougandaises.
La colère et l’inquiétude montent dans le camp. De nombreuses familles sont contraintes de parcourir de longues distances pour trouver de l’eau ou d’en acheter à un prix qu’elles peinent à supporter.
Pour certains habitants, le lac Nakivale constitue l’un des principaux recours. Mais son éloignement complique considérablement le quotidien des familles, notamment celui des femmes, des enfants et des personnes vulnérables.
Pour une mère réfugiée, le choix devient parfois impossible entre acheter de la nourriture et se procurer de l’eau potable.
«« Je ne peux pas avoir de l’argent pour la nourriture et l’eau potable. Que le HCR nous en procure », dit-elle.»
La situation illustre la précarité dans laquelle vivent certaines familles du camp. Lorsqu’elles doivent acheter de l’eau, le prix d’un bidon de 20 litres représente une dépense supplémentaire difficile à assumer.
« Nous sommes obligés de consommer de l’eau sale », ajoute la réfugiée.
Des inquiétudes pour la santé
Au-delà de la difficulté financière, les réfugiés s’inquiètent des conséquences sanitaires du manque d’eau potable. L’insuffisance d’eau propre complique notamment le lavage régulier des mains et d’autres gestes d’hygiène essentiels.

Un réfugié burundais décrit une situation qu’il juge alarmante, particulièrement pour les enfants et les femmes enceintes.
«« Plusieurs enfants et femmes enceintes souffrent de maladies liées au manque d’hygiène, car nous sommes obligés de consommer de l’eau sale. Nous sommes malheureux. »»
Les réfugiés craignent que les problèmes sanitaires s’aggravent si l’accès à l’eau potable n’est pas rapidement amélioré.
Un appel au HCR et aux autorités
Face à cette situation, les habitants de Nakivale demandent une intervention rapide du HCR, des autorités ougandaises et des organisations humanitaires.
Ils réclament notamment un approvisionnement régulier en eau potable, davantage de points d’eau à proximité des habitations ainsi qu’un soutien aux familles les plus vulnérables, afin qu’elles n’aient plus à choisir entre acheter de l’eau et se nourrir.
Pour les réfugiés, le message est simple : l’eau potable n’est pas un luxe, mais un besoin vital.
Alors que les inquiétudes sanitaires grandissent, ils espèrent que leur appel sera entendu avant une éventuelle aggravation de la situation.
« Nous sommes malheureux », résume le réfugié burundais, traduisant le désarroi de nombreuses familles confrontées quotidiennement aux difficultés d’accès à l’eau.
Le camp de Nakivale accueille une importante population de réfugiés de plusieurs nationalités, dont plus de 33 000 Burundais. L’accès à l’eau potable reste ainsi un enjeu essentiel pour la santé, l’hygiène et les conditions de vie des familles.
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Photo : Des femmes et des enfants autour d’un cours d’eau non loin du camp de Nakivale, en Ouganda, à la recherche d’eau face à la pénurie qui touche le camp. © SOS Médias Burundi
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