Afrique : à Bujumbura, 43 pays réunis face aux défis de paix et de sécurité
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 21 septembre 2026 — Le Burundi a accueilli du 15 au 18 septembre la 18e session du Comité technique spécialisé de l’Union africaine sur la défense, la sûreté et la sécurité. Organisée à Bujumbura, la capitale économique du Burundi où sont concentrées les agences des Nations unies, l’administration centrale, de nombreuses institutions publiques et une grande partie des activités économiques du pays, la rencontre a réuni des représentants de 43 des 55 États membres de l’organisation continentale autour de la situation politique et sécuritaire en Afrique, de la prévention et de la gestion des conflits ainsi que du désarmement.
L’annonce de cette rencontre avait été faite le 14 septembre à Bujumbura par le général de brigade Gaspard Baratuza, porte-parole de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB). Il avait indiqué que les travaux porteraient notamment sur l’évaluation de la situation politique et sécuritaire sur le continent et sur le renforcement des mécanismes africains de prévention et de gestion des conflits.
Pendant quatre jours, les participants ont examiné des rapports d’experts consacrés à l’évolution de la situation sécuritaire en Afrique et aux moyens de renforcer les mécanismes africains de réponse aux crises.
À la clôture des travaux, le général de brigade Gaspard Baratuza a souligné le lien entre sécurité et développement.
« Le développement de l’Afrique ne pourra s’épanouir sans la sécurité. Il est essentiel de comprendre que là où il n’y a pas de paix, il ne peut y avoir de progrès », a-t-il affirmé.
S’attaquer aux causes profondes des conflits
Les participants ont insisté sur la responsabilité des États africains dans la préservation de la paix et de la sécurité. Les discussions ont notamment porté sur la nécessité de s’attaquer aux causes profondes des conflits et de renforcer les réponses collectives face aux différentes crises qui affectent le continent.
La ministre burundaise de la Défense, Marie-Chantal Nijimbere, a évoqué plusieurs défis auxquels l’Afrique reste confrontée, notamment les conflits ethniques, le terrorisme et le chômage des jeunes. Elle a appelé à une action collective en faveur des populations vulnérables touchées par ces crises.

Les travaux ont également abordé les questions liées au désarmement, dans la perspective des objectifs de paix et de développement de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Ce cadre stratégique fixe les grandes orientations de transformation socio-économique du continent à l’horizon 2063, notamment en matière de paix et de sécurité, d’intégration, de développement durable et de gouvernance.
Des recommandations attendues
Les recommandations issues de la rencontre doivent être soumises au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, ainsi qu’à la Conférence de l’Union africaine. Elles pourront alimenter les réflexions et les décisions des principales instances de l’organisation continentale chargées des questions de paix et de sécurité.
Avant l’ouverture de la session, la FDNB avait indiqué que les échanges devaient permettre aux représentants des États membres de faire le point sur la situation politique et sécuritaire du continent et de réfléchir au renforcement des mécanismes africains de prévention et de gestion des conflits.
Pour les autorités burundaises, l’accueil de cette rencontre constitue également une marque de confiance envers le pays.
« C’est un honneur pour le Burundi d’accueillir cette rencontre », avait déclaré le général de brigade Gaspard Baratuza, en annonçant la participation de 43 pays membres de l’Union africaine.
La clôture de cette 18e session intervient alors que l’Union africaine cherche à renforcer les mécanismes continentaux destinés à prévenir les conflits, à répondre aux crises et à créer les conditions nécessaires à la paix et au développement durable.
Mais plusieurs observateurs estiment que la mise en œuvre de ces ambitions reste compliquée par la persistance des conflits entre pays africains, le manque de moyens financiers et logistiques et la dépendance à l’aide extérieure pour financer certaines opérations de paix et de sécurité. À ces difficultés s’ajoutent les problèmes de gouvernance et les faiblesses institutionnelles qui continuent de freiner, dans plusieurs pays, les efforts en faveur de la stabilité et du développement.
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Photo : les participants à la conférence posent pour une photo de famille à la clôture des travaux, le 18 septembre 2026. © SOS Médias Burundi
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