Appel à la protection des réfugiés burundais en Tanzanie


Burundi Tanzanie Nyarugusu

Plusieurs organisations de la société civile burundaise et internationale lancent un appel aux autorités de la Tanzanie, de la Communauté Est Africaine, de l’Union Africaine et du HCR à la protection des réfugiés burundais se trouvant dans les camps de réfugiés en Tanzanie.

Dans un communiqué publié le 17 Juillet dernier, 17 associations burundaises (dont le FORSC -Forum pour le Renforcement de la société civile) et internationales (dont certaines africaines) demandent aux autorités tanzaniennes de prendre des mesures urgentes pour assurer la sécurité des réfugiés burundais vivant dans les camps de réfugiés en Tanzanie.

Cela intervient après plusieurs allégations de violation des droits de l’homme, les disparitions forcées, les viols et assassinats enregistrés dans les camps de réfugiés burundais en Tanzanie, depuis le début de l’année 2019. Le document indique que ces violences ont atteint le paroxysme au mois de Mai 2019, surtout dans le camp de Nduta, un des cinq regroupements des réfugiés burundais.

Ce document qui a été signé par les organisations des droits de l’homme burundaises, les associations des avocats et journalistes en exil ou étrangères accusent le service des renseignements et les forces de sécurité burundaises d’être derrière les violences commises dans les camps qui hébergent les burundais en Tanzanie.

Les organisations signataires de ce document accusent les autorités tanzaniennes, nommément le président John Pombe Magufuli de contraindre les réfugiés de retourner au Burundi, où ils ont fui les mêmes violences et abus divers dont les viols et assassinats.

Ces organisations dénoncent aussi les mesures arbitraires prises contre les réfugiés, notamment l’interdiction de faire du commerce dans les camps ou interdiction aux femmes réfugiées de recevoir des soins de santé de la part de Médecins Sans Frontières (MSF).

« On se demande les raisons de la présence ou et des violences perpétrées par le Service de Renseignements Burundais sur le territoire Tanzanien dans les endroits où sont concentrés les réfugiés burundais, sans mesures préventives ou protectrices comme le stipulent les conventions internationales de protection des réfugiés », s’inquiètent les auteurs de ce document.

Ils rappellent que même des réfugiés qui ont essayé d’aller dans les camps les plus sécurisés au Kenya ont été stoppés par les autorités de la Tanzanie. Dans ce document, 8 cas des personnes mortes (dont deux suite à un attentat) y sont rapportés.