Willy Nyamitwe demande au CNC d’être très vigilant dans l’octroi de la carte de presse

Willy Nyamitwe demande au CNC d’être très vigilant dans l’octroi de la carte de presse

Le Conseil national de la communication (CNC) a procédé ce mardi au lancement de la délivrance de la carte de presse. Le conseiller principal à la communication du président de la République, Willy Nyamitwe, a demandé au CNC de ne donner la carte de presse qu’aux « professionnels ». (SOS Medias Burundi)

Selon Willy Nyamitwe, le gouvernement se félicite de constater que dès aujourd’hui le statut de journaliste sera dépouillé de toute confusion.

« Car hier de moins en moins qu’aujourd’hui, des hommes politiques, des combattants ont pris la casquette de journaliste. Hier, de moins en moins aujourd’hui, des combattants ont pris d’assaut le métier de journaliste pour dire au monde que le temps s’était arrêté au Burundi et que le ciel s’était refermé sur les Burundais. Les soubressauts de 2015 ont fait tomber leur masque. Nous exhortons le CNC à être tatillon dans l’analyse des dossiers de demande de la carte de presse et de ne la donner qu’aux professionnels qui connaissent bien le métier et qui suivent les trois attributs du bon journaliste à savoir l’exactitude, l’impartialité et la responsabilité », a declaré M. Nyamitwe.

Au moment où le Burundi s’approche des élections, M. Nyamitwe a mis en garde les professionnels des médias.

« Je fais un clin d’œil aux médias et à ceux qui couvriront le processus électoral. N’exacerbez pas les enjeux de la victoire ni ceux de la défaite. Le rapport annuel du CNC présenté fait état de certains contenus médiatiques en rapport avec le processus électoral qui sont déjà dans une logique d’exacerbation », a-t-il affirmé.

Il a demandé aux responsables des médias de commander plutôt des reportages et des émissions qui rapprochent les Burundais plus qu’ils ne les divisent.

Le président du Conseil national de la communication, Nestor Bankumukunzi, a précisé que le lancement de la délivrance de la carte de presse aux journalistes ne marque pas le début de son exigence.

« Toutefois, dans les jours à venir personne ne pourra prester en qualité de journaliste sans en avoir », a-t-il prévenu.

Sur 1500 journalistes inscrits au registre des médias, 772 remplissent les conditions de recevabilité de la carte de presse.

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