La COREBU contre le rapatriement forcé des réfugiés burundais en Tanzanie.

La COREBU contre le rapatriement forcé des réfugiés burundais en Tanzanie.

La communauté des réfugiés burundais en Ouganda a adressé une correspondance au secrétaire général  des Nations unies pour lui demander d’intervenir afin de mettre fin au rapatriement forcé de leurs compatriotes réfugiés en Tanzanie. (SOS Médias Burundi)

Dans une correspondance de 2 pages adressée à Antonio Guterres,  secrétaire général des Nations Unies, la communauté des réfugiés burundais en Ouganda estime qu’en cas de rapatriement forcé des réfugiés burundais en Tanzanie, ces derniers risquent de subir toute forme de crimes et violation de leurs droits.

La COREBU rappelle que la situation d’insécurité au Burundi est toujours alarmante selon plusieurs rapports des experts des Nations Unies et d’autres organisations de défense des Droits de l’Homme.

“Ces rapports dressent un tableau sombre sur les tueries et les disparitions forcées orchestrées par la ligue des Jeunes du parti au pouvoir Imbonerakure ainsi que le Service National de Renseignement,” fait remarquer Felix Ndacayisaba, secrétaire général de cette communauté basée à Kampala.

Les représentants des réfugiés burundais en Ouganda rappellent au secrétaire général de l’ONU que  » leurs compatriotes réfugiés burundais en Tanzanie ont été manifestement malmenés depuis 2015 sur la terre d’exil au vu et au su de tout le monde”.

Ils disent espérer que  M. Guterres, dépositaire de tous les instruments juridiques et internationaux, va recommander l’arrêt de cette décision du gouvernement tanzanien qui veut violer l’article 33 de la convention de 1951 relatif au Statut des réfugiés”.

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