Quatre mandataires  détenus au commissariat provincial de Rumonge (sud-ouest du Burundi)

Quatre mandataires détenus au commissariat provincial de Rumonge (sud-ouest du Burundi)

Jean Claude Niyongabo, Jérémie Ndayizigiye et Anitha Ndihokubwayo tous militants du CNL ainsi que Jean Bosco Bucumi membre du parti Uprona proche du gouvernement sont locataires du commissariat provincial de Rumonge. Ils sont accusés de perturber les activités d’enrôlement de nouveaux électeurs. (SOS Médias Burundi)

Jean Claude Niyongabo et Jean Bosco Bucumi  ont été arrêtés le 10 décembre dernier sur la colline de Cashi en commune de Bugarama.

Selon des responsables locaux du CNL, ils sont victimes de  dénonciation des tricheries qui ont émaillé l’enrôlement de nouveaux électeurs.

Ils ont rejoint au cachot un certain Jérémie Ndayizigiye, qui y est détenu depuis jeudi de la semaine dernière.

Nos sources disent que l’homme a été interpelé, lui aussi pour avoir dénoncé des irrégularités dans l’enrôlement des électeurs. «Jérémie était mandataire du CNL sur la colline de  Kagaragara, dans la  zone de Buruhukiro en commune de Rumonge. Il avait constaté et dénoncé la discordance entre les effectifs des personnes enrôlées le 11/12/2019 et ceux qui étaient inscrites dans le registre le lendemain, soit la matinée du 12 décembre », affirment-elles.

Et d’ajouter « sur ce  bureau d’enregistrement des électeurs, des individus non identifiés se sont présentés à maintes reprises avec des cartes d’identité neuves pour faire enrôler des personnes qui n’étaient pas présentes ».

Le quatrième mandataire à être locataire du cachot du commissariat de Rumonge est une femme. Anitha Ndihokubwayo est officiellement poursuivie pour la même raison que les trois autres militants: perturber les activités d’enrôlement électoral.

La police s’est seulement contentée de dire que les enquêtes sont en cours. «Si les charges contre eux sont retenues, ils  seront remis à la justice et punis conformément aux sanctions prévues par le code électoral »,expliquent des sources policières.

L’enregistrement de nouveaux électeurs s’est déroulé du 9 au 12 décembre. L’activité concernait des personnes en âge de voter qui n’avaient pas  participé à l’élection référendaire de mai 2018.

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