Des réfugiés burundais de Sange face à des conditions de vie difficiles


Un nombre non négligeable de réfugiés burundais campent à l’extérieur du camp de transit de Sange (territoire d’Uvira, au Sud-Kivu à l’est de la RDC) depuis quelques jours. (SOS Médias Burundi)

Notre reporter a pu compter plus de 100 personnes dormant à la belle étoile. Certains d’entre eux passent la nuit dans un hangar couvert de tentes usées ou encore sous des arbres.

« Moi et mes quatre enfants et tous ici partageons ce hangar. Nous sommes contraints de rester ici, même quand il pleut », raconte Rebecca Ntirampeba, originaire de la province de Cibitoke, au nord-ouest du Burundi.

Le manque de toilettes est criant selon Emmanuel Ntakirutimana, un autre occupant du site de Sange. « Quand la nuit tombe, ceux qui sont à l’intérieur du camp ferment les portes. On ne peut pas entrer. Or en dehors du camp, il n’y a pas de toilettes et nous sommes obligés de faire nos besoins dans la brousse, ce qui peut être source de maladies des mains sales », explique-t-il.

Les nouveaux arrivants à Sange font également face à un manque de nourriture. Seuls ceux admis à l’intérieur du camp sont pris en charge par le HCR (Haut Commissariat pour les Réfugiés) et la commission nationale en charge des réfugiés.

Cette commission a dernièrement rassuré qu’une partie de réfugiés sera installée au camp de réfugiés de Mulongwe avant la fin du mois de janvier afin de désengorger Sange complètement saturé.