Les renseignements militaires ont interpellé une douzaine d’agents de la garde présidentielle à Gitega


Douze militaires de la Brigade Spéciale pour la Protection des Institutions BSPI ont été arrêtés lundi 13 janvier. Ils gardaient le palais présidentiel de Gitega (centre du Burundi). Interpellés par les renseignements militaires, ils ont été acheminés au palais de Ngozi (nord du Burundi) pour interrogatoire. (SOS Médias Burundi)

 Selon des témoins, l’arrestation a été menée par le service de renseignements militaires. Elle serait liée à des coups de feu entendus dans les alentours du palais présidentiel de Gitega dans la nuit de dimanche à lundi  dernier. «Ce sont des agents des renseignements militaires qui  sont venus les appréhender. Parmi les interpellés figure le capitaine Zacharie Nibigira qui commandait le groupe. Il y a également l’adjudant major Fabien Nduwayo. Le reste est constitué d’hommes de troupe »,racontent-ils.

Les  militaires interpellés avaient été affectés au palais de Gitega fin décembre 2019. Ils y avaient été déployés en marge de la croisade de prière organisée par la famille présidentielle dans la commune d’Itaba(province de Gitega). Elle avait commencé le 26 et s’était clôturée le 31. Au moment où le palais présidentiel de Gitega est normalement sécurisé par des militaires des 3ème et 22 ème bataillons commando et blindé basés à Gitega, une cinquantaine de militaires de la BSPI y avaient été emmenés pour renforcer la sécurité, le président Pierre Nkurunziza passait la nuit au palais de Gitega.

Jusqu’à présent, l’origine des coups de feu n’est pas encore communiquée, ni les charges qui pèsent sur les concernés. Il y a deux semaines, un corps d’un militaire du 22 ème bataillon blindé a été retrouvé, étranglé sur une colline non loin de la ville de Gitega. Il gardait le palais présidentiel dans la province.