Un des responsable du camp de réfugiés de Nduta trouve refuge à la position policière


Charles Nshimirimana un des responsables burundais au camp de Nduta en Tanzanie vit actuellement à la position de police en charge de garder le camp. Des réfugiés le soupçonnent d’être  derrière plusieurs enlèvements rapportés dans le camp. (SOS Médias Burundi)

Selon nos  sources, M.  Nshimirimana passe la nuit dans une position policière depuis dimanche dernier. « Il est membre d’un corps mixte de civils tanzaniens et burundais appelé “Sungusungu” qui assure la sécurité du camp jour et nuit. Depuis dimanche dernier, il ne dort plus chez-lui. Nous le soupçonnons d’être derrière des enlèvements de nos confères à Nduta chaque semaine », disent-ils avant de préciser qu’ils ignorent la raison qui l’aurait poussé à demander refuge à la position de police.

D’autres sources disent que Nshimirimana craindrait une affaire qui aurait mal tournée avec ses collègues. «Soit il aurait été trahi par ses collègues ou il craint pour sa sécurité à cause des voix qui s’élèvent ces derniers temps pour le dénoncer comme envoyé spécial du régime burundais”, font savoir certains réfugiés contactés.

Depuis quelques semaines, des réfugiés demandent à la police tanzanienne de l’interroger. Ils l’accusent de les malmener. “Charles Nshimirimana est un ancien combattant du   CNDD-FDD. Il est démobilisé. C’est sûr qu’il  continue de collaborer avec ses anciens compagnons d’armes. Il se bagarre tout le temps avec des réfugiés qui étaient membres de partis d’opposition avant de fuir le Burundi », disent-ils.

Dans trois camps de réfugiés burundais en Tanzanie à savoir  Nduta, Mtendeli et  Nyarugusu, des réfugiés disent que le pouvoir burundais a envoyé ses collaborateurs qui se passent pour des demandeurs d’asile dans les camps avec la mission de traquer des opposants et les faire arrêter.