Plus de 60 femmes victimes des VBG prises en charge par le mouvement des femmes et filles en exil

Plus de 60 femmes victimes des VBG prises en charge par le mouvement des femmes et filles en exil

A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme, une journée célébrée le 8 mars de chaque année, le Mouvement des Femmes (Burundaises) pour la Paix et la Sécurité (MFFPS) a organisé des activités marquant cette journée à Kigali au Rwanda. Une occasion de faire le bilan quant à l’aide fournie aux femmes burundaises qui ont subi des violences basées sur le genre (VBG) au Burundi avant de fuir vers le Rwanda en 2015. (SOS Médias Burundi)

Il est très difficile de savoir le nombre exact de femmes et filles ayant subi des violences basées sur le genre, comme armes de répression depuis 2015 au Burundi. Au camp de réfugiés de Mahama au Rwanda, elles se comptent par centaines. Le mouvement des femmes et filles burundaises en exil a identifié plus 60 victimes qu’elle prend en charge.

“Elles sont plus nombreuses mais ne veulent pas être identifiées par peur d’être discriminées. A titre provisoire, on a dénombré 67 cas dont la grande majorité sont victimes de viols sexuels. Parmi ces cas, plus de la moitié d’entre elles ont eu un accompagnement psychothérapeutique. Il y en a aussi celles qui ont eu un petit crédit pour investir dans des activités génératrices de revenus notamment le commerce. Elles sont devenues des pionnières dans la sensibilisation contre les violences faites aux femmes dans le camp des réfugiés de Mahama », laisse entendre Madame Jacqueline Nduwayezu, représentante de ce mouvement au camp de Mahama.

Dans ce camp de réfugiés qui compte plus de 72.000 Burundais dont plus de la moitié sont des enfants en âge de scolarité, le MFFPS est intervenu en matière d’éducation et de lutte contre la délinquance juvénile.

“Plusieurs filles-mère ont repris le chemin de l’école grâce au soutien de ce mouvement des femmes. La plupart d’entre elles font des écoles de métiers et de formation professionnelle comme la couture. Il y en a aussi des enfants à Mahama dont les frais scolaires sont supportés par ce mouvement des femmes et filles en exil”, a ajouté Madame Nduwayezu.

Ces femmes n’ont pas manqué à revenir sur la situation des VBG dans le pays qu’elles ont fui.

“Il est absolument inacceptable que des filles engrossées par leurs enseignants ou d’autres responsables soient chassées de l’école et que ces derniers ne soient pas inquiétés. Il est honteux et inacceptable qu’au 21ème siècle des femmes et des filles soient violées et soumises à d’autres violences basées sur le genre sans que les auteurs ne soient interpellés”, déplore Marie Louise Baricako, présidente du MFFPS.

Cette journée arrive au moment ou ce mouvement traverse une crise de leadership. Une partie de femmes et filles a récemment claqué la porte. Elles disent que le mandat de l’actuelle présidente est illégal. La présidente demande un dialogue constructif pour le bien être des membres de l’organisation et des bénéficiaires.

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