COVID-19 : le CPJ plaide pour la libération des journalistes
À l’initiative du Committee to Protect Journalists, 81 organisations des médias, de défense de la liberté de la presse et
de défense des droits humains ont écrit à une dizaine de chefs d’États et de gouvernements africains. Elles demandent la libération des journalistes emprisonnés alors que le monde est confronté à la pandémie du COVID-19. (SOS Médias Burundi)
Il s’agit ici de sensibiliser les gouvernement où la liberté de la presse n’est pas respectée. Sont notamment concernés : l’Égypte, l’Algérie, le Bénin, le Burundi, le Cameroun, le Tchad, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Maroc, le Rwanda, le Nigéria, la Tanzanie, la Somalie, les Comores, la RDC et le Sud Soudan.
Nous vous exhortons à libérer chaque journaliste emprisonné dans vos pays respectifs et à protéger la presse libre et la libre circulation de l’information en cette période cruciale. Le journalisme ne doit pas être synonyme de peine de mort.
Les signataires
La semaine dernière, le CPJ a publié une lettre ouverte destinée aux dirigeants du monde entier pour demander la libération de tous les journalistes en détention actuellement.
D’après l’organisation, la grande majorité des journalistes en prison sont dans les pays africains. Au moins 73 ont été enquêtés sur le continent en 2019.
L’Egypte vient en tête des « pays prédateurs » de la presse en Afrique avec 26 journalistes détenus suivie de l’Érythrée qui en compte 16, selon le CPJ.
Selon la même enquête, le Cameroun détenait sept journalistes en prison alors que le Burundi et le Rwanda en avaient quatre chacun.
Dans le cas du Burundi, nous sommes préoccupés spécifiquement par le maintien en détention de quatre reporters d’Iwacu dans des conditions inconfortables. Cela renforce l’injustice qu’ils affrontent. Nous demandons au gouvernement du Burundi de les relâcher immédiatement.
Muthoki Mumo, la représentante de CPJ en Afrique Subsaharienne à SOS Médias Burundi
L’organisation se félicite toutefois de la libération de 11 journalistes.
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