Le torchon brûle au sein de la Brarudi


Deux camps se regardent en chiens de faïence depuis quelques jours à la Brarudi( Brasseries et Limonaderies du Burundi). D’un côté, les syndicalistes qui dénoncent la violation du code de travail, de l’autre des responsables de cette plus grande brasserie du pays et entreprise de boissons non alcoolisées qui prennent des mesures unilatérales. Des licenciements jugés « abusifs » ont été opérés selon des employés. Les salariés ciblés sont ceux qui dénoncent la mauvaise gestion de l’entreprise. (SOS Médias Burundi)

C’est le licenciement de Dieudonné Nzeyimana, président du syndicat libre des travailleurs de la Brarudi qui a mis le feu aux poudres.

« Ça faisait un bout de temps que les travailleurs de la Brarudi demandent des éclaircissements sur la mauvaise gestion et le népotisme qui règnent au sein de l’entreprise mais les employeurs ont refusé de nous écouter. Par contre, les responsables de la Brarudi ont procédé au licenciement de tout travailleur qui a osé revendiquer ses droits pour étouffer ce mouvement de contestation » a indiqué Jules l’un des membres du syndicat des travailleurs de la Brarudi.

« Même la maison mère Heineken est au courant des problèmes des travailleurs de la Brarudi mais les responsables veulent cacher la mauvaise gouvernance notamment le népotisme et le favoritisme dans le recrutement du personnel, la mauvaise gestion des ressources internes, le harcèlement sexuel des femmes au sein de l’entreprise et l’opacité dans les promotions » a regretté Charlotte, une autre syndicaliste.

Selon nos sources, une centaine de salariés qui se sont levés pour dénoncer ces abus ont été licenciés sans préavis.

Le porte parole de la Brarudi , qui n’a pas voulu s’exprimer sur ces cas de licenciement s’est contenté seulement de dire que  » l’entreprise connaît un problème de leadership ».