Rumonge: dix sept militants du CNL arrêtés après destruction de permanences du CNDD-FDD


Ils ont été arrêtés hier dans l’avant midi par la police de la paroisse de Buruhukiro, dans la commune et province de Rumonge(sud-ouest du Burundi). Accusés d’avoir participé à la démolition des permanences du parti au pouvoir, ils sont détenus dans différents endroits dont le domicile du responsable local du service national de renseignements. Plusieurs autres ont choisi de demander refuge dans les enceintes de la paroisse de Buyengero depuis hier. ( SOS Médias Burundi)

Les permanences du CNDD-FDD vandalisées se trouvent sur les collines de Gitwe, Muhanda, Murambi et Nyagasaka dans la commune de Rumonge.

Selon des témoins, les auteurs ont partiellement démoli les mûrs pour certains locaux, et défoncé des fenêtres et portes pour d’autres. « Les auteurs ont tout fait pendant la nuit. En plus des démolitions, ils ont également volé les drapeaux, effacé les écrits et signes du parti », disent-ils.

Au moment des faits, dans la nuit de samedi à dimanche, aucun individu n’a été appréhendé en flagrant délit, selon des sources policières.

Ce dimanche matin, la police a pourtant procédé à plusieurs interpellations. Elles ont visé des militants du CNL. En tout, dix sept membres de ce principal parti d’opposition ont été arrêtés.

Deux des interpellés sont retenus au domicile du responsable local du service des renseignements dans la province.

Craignant de subir le même sort que leurs compagnons, des dizaines d’opposants se sont réfugiés à la paroisse catholique de Buyengero. » Le gouverneur de province a été alerté et s’est déplacé. Il était accompagné du commissaire provincial de la police. Ils ont essayé de convaincre les membres du CNL, en vain. Ces derniers restent convaincus que la police et l’administration collaborent pour les traquer », racontent des sources locales.

Des responsables locaux de ce parti parlent de « menaces contre les militants du CNL » de la paroisse de Buruhukiro.

Une source policière qui a parlé sous couvert d’anonymat a révélé à SOS Médias Burundi qu’il s’agit d’ « un montage organisé en interne au parti au pouvoir pour opérer des arrestations des militants les plus influents du parti CNL ».

Les dix sept militants du CNL ont rejoint une vingtaine d’autres au cachot du commissariat provincial de la police à Rumonge qui y sont détenus depuis le début de la campagne électorale.