Burundi-Élections : la société civile en exil craint le pire


Dans une déclaration sortie hier, les organisations burundaises de la société civile indépendante en exil demandent au gouvernement en place d’éviter que les élections ne soient une cause d’intensification de la persécution comme ce fut le cas en 2010 et en 2015. (SOS Médias Burundi)

Les organisations rappellent qu’actuellement la persécution est dirigée à l’endroit de toute personne ouvertement ou supposée opposée au régime en place. Elle se manifeste par de multiples cas d’assassinats, meurtres, arrestations et détentions arbitraires, spoliations des biens et propriétés, tortures, viols, enlèvements suivis de disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires, remarquent-elles.

Elles déplorent également que depuis déjà cinq ans, le régime en place a tout fait pour verrouiller l’espace civique et politique et a interdit, radié ou suspendu des organisations politiques, celles de la société civile et des médias indépendants.

Les organisations signataires de la présente déplorent le fait que « la mascarade électorale en cours se déroule à huis clos sans aucun observateur étranger neutre qui pourrait témoigner quant aux irrégularités et qui sont de nature à refuser au peuple burundais le droit inaliénable de désigner ses représentants et de se prononcer sur la façon dont ils doivent être dirigés ».