Élections-2020: la diffusion des tendances soumise à l’autorisation du CNC


Les élections générales se tiennent ce mercredi 20 mai au Burundi. Tous les médias (radios, télévisions, presse écrite et en ligne) opérant sur le territoire national vont prester en synergie. La question de diffusion des tendances des votes interdites par le code de conduite a été de nouveau soulevée ce lundi. ( SOS Médias Burundi)

Dans la réunion de briefing des journalistes qui vont couvrir les élections de ce mercredi 20 mai, le ministre de la communication et des médias a d’abord relevé des violations observées lors de la précédente synergie des médias du 27 avril qui a marqué le début de la campagne électorale.

Frédéric Nahimana a critiqué le fait que certains journalistes ont manqué à leur professionnalisme en diffusant des informations tendancieuses. L’autorité a aussi déploré que dans la synergie d’ouverture de la campagne manquait la participation de la presse écrite qui n’a produit que 2 articles.

Le ministre de la communication et des médias a demandé que soient radiés de la liste deux catégories de journalistes qui vont couvrir la synergie des médias lors des élections. « Ceux qui sont sur les listes des candidats aux élections ainsi que ceux qui ont déjà montré leur appartenance politique lors des campagnes électorales ».

La question de l’interdiction aux journalistes de diffuser les tendances de vote a de nouveaux été évoquée. Les journalistes ont voulu savoir leurs limites.

Jacques Bukuru, secrétaire exécutif du Conseil National de la Communication et rédacteur en chef de la synergie des médias a fait savoir que le code de conduite des médias et des journalistes pendant la campagne électorale interdit la diffusion des tendances. Il a toutefois nuancé. « On va soumettre la question au président du CNC. Mais en principe, le journaliste après avoir recoupé toutes les sources d’information, je ne vois pas où résiderait le problème. Nous allons demandé cette autorisation au président du CNL », a-t-il renchéri.

Depuis 2005, pour des questions de société ou des grands événements comme les élections, les campagnes de vaccination…, les journalistes des médias indépendants et publics travaillaient en synergie.
Et d’ailleurs, le jingle utilisé reste le même aujourd’hui pour trois médias en exil.
Cette année, il va être modifié pour les médias se trouvant au Burundi.

Certains ont évoqué « la vieillesse du jingle » mais des journalistes pensent que les autorités ne veulent plus entendre ce court motif sonore qui leur rappelle des médias qualifiés comme « collaborateurs des putschistes et ennemis de la nation ».