Le mécanisme militaire de la CIRGL enquête sur 19 combattants burundais arrêtés sur le sol rwandais


Ce lundi, l’armée rwandaise a présenté au mécanisme militaire conjoint de vérification des frontières de la conférence internationale sur la région des grands lacs, CIRGL, 19 rebelles burundais. Ces derniers ont été arrêtés dans la réserve naturelle de Nyungwe( sud-ouest du Rwanda), prolongement de la Kibira, côté burundais. Vendredi dernier, le Burundi avait exigé qu’ils lui soient transférés sans passer par d’autres mécanismes. (SOS Médias Burundi)

Une équipe d’experts du Mécanisme conjoint élargi de vérification (EJVM), un cadre militaire régional, était ce lundi matin dans le district de Nyaruguru au sud-ouest du Rwanda pour enquêter sur les circonstances dans lesquelles 19 combattants burundais se sont retrouvés au Rwanda, a-t-on appris.

Les 19 combattants ont été arrêtés dans la réserve naturelle de Nyungwe le 29 septembre dernier selon un communiqué de l’armée rwandaise.
Ils ont affirmé faire partie de Red Tabara, un groupe armé burundais.

Les officiers qui font partie de l’équipe de vérification proviennent du Kenya, de la RD Congo, du Congo-Brazzaville, du Rwanda et du Burundi.

Selon New Times, un média d’État rwandais, « une équipe de cinq officiers militaires qui travaillent à travers les frontières de la région des Grands Lacs s’est rendue dans le secteur de Ruheru où des combattants lourdement armés ont été trouvés ».

Le commandant du premier bataillon qui a mis la main sur ces hommes armés a briefé cette équipe militaire.

“Il était 10 heures du matin lors des patrouilles de routine lorsque nos forces ont tendu une embuscade au groupe armé burundais. Ils avaient traversé la frontière à au moins 600 mètres sur le territoire rwandais”, a déclaré le major Alex Nkuranga.

L’armée rwandaise a affirmé que ces rebelles ont été appréhendés avec leurs armes et autres effets militaires.

L’équipe d’experts du Mécanisme conjoint élargi de vérification (EJVM). 📸Droits réservés

L’équipe militaire de vérification des frontières a mené des entretiens individuels avec ces combattants burundais. Elle a ensuite déclaré qu’il va publier et présenter un rapport final à qui de droit.

Vendredi dernier, le Burundi avait souhaité que ces hommes soient extradés pour répondre devant la justice. Le porte parole du ministère ayant la sécurité en charge a indiqué que « ces bandits armés » ont attaqué la commune de Kabarore de la province de Kayanza( nord) en date du 25 septembre dernier tuant une personne.

“Le ministère demande au Rwanda de remettre au Burundi ces criminels qu’il a appréhendés directement sans passer par d’autres mécanismes”, a martelé Pierre Nkurikiye avant d’ajouter que son pays a toujours remis au Rwanda des “criminels rwandais” arrêtés sur le sol burundais.

En Août dernier, les renseignement militaires des deux pays ont fait une réunion sous l’égide du mécanisme conjoint de vérification des frontières de la Conférence Internationale sur la Région des Grands lacs, CIRGL, pour liquider des contentieux sur leurs frontières.

Depuis 2015, les deux pays s’accusent mutuellement d’abriter des “ennemis” qui veulent renverser les institutions étatiques des deux côtés.

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Photos: les rebelles ont affirmé faire partie de Red Tabara, un groupe armé burundais. 📸Droits réservés