Beni : trente personnes tuées dans une attaque armée à Beu-Manyama

Beni : trente personnes tuées dans une attaque armée à Beu-Manyama

Un groupe armé a attaqué le village de Beu-Manyama dans la nuit de lundi à mardi et de mardi à mercredi. Trente personnes ont été tuées et une cinquantaine d’autres kidnappées. Les auteurs sont des assaillants assimilés au groupe rebelle ougandais ADF (Forces Démocratiques Alliées). La société civile locale dénonce l’inaction de l’armée régulière de la RDC qui n’est pas intervenue. (SOS Médias Burundi)

Le village visé se trouve dans le groupement de Batagi-Mbau sur le territoire de Beni dans la province du Nord-Kivu à l’est de la RDC.

La société civile rapporte un bilan de trente personnes tuées, cinquante portées disparues, des maisons brûlées et du bétail et autres biens pillés. « Nous dénonçons et condamnons les tuéries des civils et la dégradation de la situation sécuritaire dans le secteur de Beni-Mbau précisément à Beu-Manyama et sur toute l’étendue du territoire de Beni », a réagi Moussa Jamali de la société civile à Beni-Mbau. Jusqu’à ce jeudi, plusieurs familles du village ciblé et ses voisins avaient fui craignant pour leur sécurité.

Une maison incendiée à Manyama
Une maison incendiée à Manyama

Selon la Convention pour le Respect des Droits Humains à Beni, les déplacés vivent dans des conditions intenables et ont besoin d’être assistés. « Certains ont été accueillis dans des salles d’établissements scolaires, des églises et hôpitaux. Ils n’ont pas suffisamment de sanitaires et de nourriture. Et puis, il y a parmi eux des enfants, de femmes dont celles enceintes. C’est vraiment terrible. La situation est dramatique », s’inquiète Patrick Mutohe, secrétaire de la CRDH avant de regretter que l’armée n’est pas intervenue, alors qu’elle avait été alertée d’un mouvement suspect de rebelles quelques jours avant l’attaque.

Un rescapé de Manyama
Un rescapé de Manyama

Selon notre reporter, la situation humanitaire reste dégradante. Les déplacés manquent les éléments de première nécessité tels que l’eau, les médicaments, les couvertures et la nourriture. L’autorité locale demande au gouvernement central de prendre la situation en main.

Au cours du seul mois de mars dernier, la société civile affirme avoir compté au moins 200 civils tués dans des attaques armées menées par des assaillants assimilés aux rebelles ougandais ADF.
Les attaques ont visé généralement des villages de la province d’Ituri et du Nord-Kivu à l’est de la République Démocratique du Congo.

___________

Photo : activités paralysées à Mamove après l’incursion de Manyama

Previous Bujumbura : Fabien Banciryanino a quitté la cellule d'isolement
Next Gitega : le tribunal a entendu l'homme qui a des troubles mentaux détenu pour sa sympathie aux putschistes

You might also like

Criminalité

Rumonge sous le choc après l’assassinat d’un jeune pêcheur : une enquête est en cours

SOS Médias Burundi Un drame s’est produit ce lundi matin au cœur du quartier Swahili, dans la ville de Rumonge, au sud-ouest du Burundi. Le corps sans vie d’un jeune

Criminalité

Mpanda : un corps d’un opposant en décomposition retrouvé plus d’un mois après son enlèvement

Le corps de Vianney Misago, père de famille a été découvert en état de décomposition dans la réserve naturelle de la Rukoko en commune de Gihanga (province de Bubanza, Ouest

Criminalité

RDC (Nord-Kivu) : plus de dix nouvelles victimes de groupes armés dans le territoire de Rutshuru

12 personnes ont été tuées par des hommes lourdement armés dans la localité de Bushungu, groupement de Tongo, dans la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru, ces derniers jours. Selon