Nduta (Tanzanie) : un enfant meurt par manque de médicaments
C’est un bébé de neuf mois. Il est décédé des suites de complications du paludisme. Ses parents reprochent à une structure de santé gérée par la Croix Rouge d’avoir négligé ce patient. Les responsables de la Croix-Rouge dans ĺe camp des réfugiés disent avoir manqué des points d’approvisionnement. (SOS Médias Burundi)
Blessing Irakoze est mort vendredi 4 juin 2021. Ses parents disent qu’il est mort de la malaria qui n’a pas été soignée par manque de médicaments. “On l’avait emmené au poste de santé à temps. Il souffrait de la malaria et des infections, selon un test médical. L’infirmier lui a prescrit des traitements que ses parents n’ont pas trouvé n’étant pas disponibles dans les stocks. Il lui a donné des comprimés de paracétamol et il est rentré”, témoigne un membre de la famille qui précise que les parents de l’enfant l’ont transféré dans un autre centre de santé cette fois géré par MSF. “Ses parents ont compris que c’était très dangereux et se sont rendus chez un dispensaire de MSF (Médecins Sans Frontières). Mais c’était trop tard. L’enfant est mort. C’est par négligence qu’il est mort”, déplore un volontaire de MSF.
Pour le moment, le camp est agité. Les réfugiés reprochent à MSF de les avoir abandonnés. Ils demandent à ce que la gestion des centres de santé lui soit confiée de nouveau.
La Croix-Rouge explique la carence de médicaments par le manque de point d’apprivoisement dans la région. Les réfugiés burundais quant à eux l’accusent de vendre des médicaments leur réservés à des pharmacies privées.
Le manque de médicaments surtout les antibiotiques s’observe depuis au moins deux mois à Nduta, un camp hébergeant plus de 63.000 Burundais, à majorité des enfants et des femmes.
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Photo : vue du camp de Nduta
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