Burundi : huit conseillers à la présidence sanctionnés

Burundi : huit conseillers à la présidence sanctionnés

Il s’agit de six civils dont le responsable en chef chargé des questions de presse et de communication, un colonel de l’armée et un commissaire de police. Depuis ce lundi, ils sont suspendus de leur fonction pendant quinze jours pour avoir été absents au bureau sans motif vendredi dernier. (SOS Médias Burundi)

Le chef de cabinet civil, le commissaire de police chef Gabriel Nizigama a effectué une visite surprise dans tous les bureaux du palais présidentiel à Bujumbura vendredi dernier.

Huit conseillers n’étaient pas présents ce jour-là, selon des sources à la présidence du Burundi.
Il s’agit du conseiller principal Charles Nkusi, général major à la retraite, du responsable chargé des questions de presse et de communication Willy Nyamitwe, du commissaire de police principal Godefroid Bizimana,chargé de missions à la présidence et des conseillers Jean Claude Karerwa Ndenzako,ancien porte parole du président, Albert Nasasagare, ancien chef du protocole d’État adjoint, Jean Marie Rurimirije, Pascal Barandagiye, ancien ministre de la justice et de l’Intérieur et du colonel Firmin Mukwaya.

Selon nos sources, le jour où le chef de cabinet civil a organisé la visite surprise au palais de Bujumbura (capitale économique), le chef de l’État se trouvait en provinces. « Mais c’est le président Neva qui lui a donné l’ordre de faire cette vérification », rassure une source proche du dossier.

Ce lundi, tous les bureaux des huit proches collaborateurs du chef de l’État ont été fermés. Une note y est accrochée. Ils doivent revenir au service le 2 septembre.

Selon nos informations, le secrétariat du chef de cabinet civil a sorti des lettres de suspension de 15 jours pour les huit intéressés. Il les leur a remis. « Certains cadres du parti et de la présidence disent qu’il est inconcevable qu’un chef de cabinet civil nommé par décret puisse prendre des sanctions contre des conseillers nommés également par décret. Mais ils oublient qu’il a agi à la place du président lui-même », indique une source au sein du parti présidentiel, le CNDD-FDD.

De nature, les anciens présidents faisaient des déplacements à l’improviste dans différents ministères et institutions mais ils n’avaient jamais commencé par leur service.

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Photo : Ntare Rushatsi House, le palais présidentiel du Burundi / DR

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