Nakivale (Ouganda) : manque criant de médicaments
Une insuffisance en médicaments s’observe dans toutes les structures sanitaires du camp. Les réfugiés estiment que l’ONG Medical Team International, une organisation en charge du volet santé, offre un service plus que discutable. Cette organisation appelle à la patience et promet un approvisionnement imminent. (SOS Médias Burundi)
Des conséquences néfastes s’observent déjà au camp de Nakivale en Ouganda. Les patients se lamentent. “Maintenant tout patient qui se rend au centre de santé se voit réorienté vers des pharmacies privées pour acheter des médicaments alors qu’avant tout patient les recevait gratuitement. Nous craignons le pire surtout chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes », déplorent des réfugiés burundais.
Les personnes hospitalisées sont les plus affectées par cette insuffisance en médicaments. « Je suis hospitalisée depuis quatre jours. Chaque fois qu’ils viennent me faire une injection on me dit d’aller chercher des seringues ailleurs”, témoigne une femme trouvée sur le lit d’hôpital au centre de santé III (Health centre III). “Je suis ici depuis deux jours et je ne reçois aucun traitement. Je demande aux infirmiers de me laisser rentrer. Je lance un appel au HCR d’honorer ses engagements de prise en charge et de protection des réfugiés de Nakivale qui sont en train de mourrir”, insiste un père trouvé à Nyarugugu.
L’ONG Medical Team International, qui s’occupe du volet santé dans ce camp se dit désolée de la situation et demande aux patients d’attendre un approvisionnement imminent.
Le camp de Nakivale compte quatre centres de santé publics sur une superficie de 185 km2, avec une population de plus de 140 mille réfugiés dont plus de 42 mille Burundais.
_____________
Photo : une pancarte montrant le centre de santé de Nakivale
You might also like
Nakivale (Ouganda) : un réfugié est mort dans un incendie
Un incendie criminel s’est déclaré au village «New Hope .» Un enfant d’une famille de réfugiés burundais est décédé dans cet incendie. La police dit avoir ouvert une enquête. (SOS
Malawi : le traffic humain inquiète au camp de Dzaleka
Depuis le début de cette année qui vient de s’écouler, plus de 20 jeunes filles ont quitté le camp de Dzaleka sans savoir où elles sont allées. Des parents soupçonnent
Kakuma (Kenya) : réinstallation de nouveaux réfugiés
Au cours des six derniers mois, le camp de Kakuma a accueilli près de 1700 réfugiés dont des Burundais. Ils disent vivre dans de mauvaises conditions dans des centres de
