Kakuma (Kenya) : la sécheresse a détruit les cultures
Les réfugiés burundais du camp de Kakuma au nord-ouest du Kenya font face à une sécheresse qui a dévasté les champs de cultures. Ils demandent au HCR de leur venir en aide. (SOS Médias Burundi)
Depuis un certain temps, des puits de 9 à 12 m de profondeur qui servent généralement dans l’arrosage des légumes à Kakuma sont à sec.
“La raison majeure est qu’il ne pleut plus dans cette partie presque désertique du nord-ouest du Kenya. On profitait aussi des eaux de ruissellement des caniveaux en provenance de l’Ouganda. Là aussi, les pluies sont rares”, expliquent des Burundais du camp de Kakuma.
Comme conséquence, des champs de cultures ont été dévastés par la sécheresse.
“Plusieurs champs de cultures surtout de légumes ont été endommagés. C’est surtout des champs de tomates, des amarantes ou encore des haricots et du maïs », racontent des réfugiés qui expliquent que les prix des denrées alimentaires ont commencé à grimper; un 1kg de farine du blé est passé de 70 à 85 kényan shillings et 1kg de maïs est passé de 30 à 50 shillings.
Ils affirment que l’agriculture leur servait d’alternative pour équilibrer leur alimentation surtout en cas de manque ou de retard de distribution de ration par le HCR.
Le camp de Kakuma compte plus de 20 mille Burundais.
____________
Photo : vue aérienne du camp de Kakuma /DR
You might also like
Nakivale (Ouganda): recrudescence des cas de violences domestiques
Les cas de violences domestiques deviennent de plus en plus inquiétants au camp de réfugiés de Nakivale.Des femmes burundaises installées dans ce camp indiquent que ce sont les boissons prohibées
Tanzanie : un groupe d’hommes armés surpris au camp de Nyarugusu
Au nombre de sept, ils ont été surpris en possession de deux fusils AK47. Ils ont été arrêtés dans un ménage situé dans la zone 11du camp. Selon nos sources,
Rutana : une crise sanitaire inquiétante sur le site de réfugiés de Giharo
Le site des réfugiés de Giharo, situé en province de Rutana, au sud-est du Burundi, est en proie à une crise sanitaire grave. Le centre de santé local, crucial pour
