Nakivale (Ouganda) : la précarité de la vie entraîne des dislocations familiales

Nakivale (Ouganda) : la précarité de la vie entraîne des dislocations familiales

Il se remarque de plus en plus des cas de séparation entre couples au camp de réfugiés de Nakivale en Ouganda. La principale cause étant la pauvreté selon des leaders communautaires qui affirment qu’ils peuvent recevoir plus de 70 cas des demandeurs de séparation par semaine. (SOS Médias Burundi)

Les leaders communautaires se disent dépassés par le mouvement de séparation entre couples au camp de Nakivale.

Depuis que la ration alimentaire a été réduite jusqu’à plus de 60%, les divorces sont de plus en plus fréquents.

“Les maris quittent leur foyer pour se rendre dans les villes comme Kampala ou Masaka à la cherche d’emploi, mais le problème est que même le peu qu’ils gagnent ne parvient pas à subvenir aux besoins en famille. Ainsi, ils préfèrent rester dans les centres urbains. Leurs épouses restées au camp, estimant que leurs maris les ont quittées, se comportent mal et une fois que les maris reviennent et l’apprennent, ils ne peuvent pas continuer à vivre avec elles”, racontent des réfugiés burundais rencontrés au marché de New Congo.

Et d’ajouter que « ce phénomène concerne également les femmes qui s’adonnent à l’ivresse et à la débauche ».

Les leaders locaux affirment que ce mouvement est devenu quasi incontrôlable ces derniers jours.

“Nous pouvons accueillir par semaine plus de 70 cas, de maris ou de femmes qui nous saisissent, par village. Nous sommes vraiment dépassés par la situation. Il nous est parfois difficile de gérer ces cas” déplore un des chefs de village de Kabazana.

Ils estiment que les principales causes sont d’ordre psychologique et économique.

“Des maris qui n’ont rien à donner à leurs enfants préfèrent quitter les foyers, leurs femmes ne pouvant pas subvenir aux besoins familiaux, elles s’adonnent à la débauche , source de querelles et séparations ».

Nakivale compte actuellement plus de 40 mille réfugiés burundais.

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Photo : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Nakivale

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