Dzaleka (Malawi) : le paludisme fait parler de lui, pas de médicaments
Depuis quelques jours, des réfugiés qui sont atteints du paludisme dans le camp de Dzaleka au Malawi ne reçoivent plus de médicaments. Des infirmiers indiquent aux patients que les médicaments ne sont pas disponibles. La plupart fait recours à l’automédication ou alors à la médecine traditionnelle qui n’est pas sans risques. Ils demandent au HCR d’intervenir. (SOS Médias Burundi)
Des réfugiés du camp de Dzaleka affirment que plusieurs d’entre eux, surtout les enfants souffrent du paludisme. Seulement, leur grande préoccupation est qu’ils ne sont pas soignés.
“Depuis décembre 2021, j’ai emmené mon enfant trois fois à l’hôpital. Chaque fois, les infirmiers confirmaient qu’il a le paludisme, mais ils ne me donnent pas de médicaments arguant que les stocks se épuisés », raconte une mère dont un enfant est atteint de la malaria.
Elle indique avoir seulement eu quatre comprimés de paracétamol avant d’aller s’approvisionner sur une pharmacie privée. Mais, les médicaments destinés à traiter la maladie sont très chers, nos conditions de vie étant très précaires, souligne-t-elle.
D’autres réfugiés ayant eu un ou plus d’un cas de paludisme dans leur famille indiquent qu’ils recourent à la médecine traditionnelle.
« Nous sommes démunis et manquons d’argent pour acheter les médicaments à la pharmacie. Nous faisons donc recours à la méthode la plus accessible bien qu’elle présente des risques », avouent-ils.
Des associations et dénominations chrétiennes essayent d’intervenir en payant les frais de soins pour certains de leurs fidèles. Toutefois, les moyens collectés à cette fin restent insuffisants, selon des proches des concernés.
Les intéressés demandent au HCR d’intervenir pour qu’ils aient accès à des soins efficaces.
Le camp de Dzaleka héberge plus de 48 mille réfugiés dont plus de 11 mille Burundais.
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Photo : une pancarte indiquant le camp des réfugiés de Dzaleka
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