Kakuma (Kenya) : manque criant d’eau potable depuis plus d’un mois

Kakuma (Kenya) : manque criant d’eau potable depuis plus d’un mois

L’eau de robinet est devenue rare au camp de réfugiés de Kakuma au nord-ouest du Kenya.
Les réfugiés utilisent l’eau des pluies et des marais. Ils disent craindre les maladies des mains sales.La carence serait liée au changement climatique, selon le HCR.
(SOS Médias Burundi)

Les zones les plus touchés sont Kakuma 1, 2, 3, et 4. Dans ces villages, les robinets sont à sec depuis plus d’un
mois.

“Nous avons presque oublié à quoi ressemble l’eau potable. Et si jamais, une goutte d’eau se dirige la nuit dans les robinets , seuls les plus forts s’en servent, ce qui fait que nous assistons à une violence excessive sur les robinets”, se lamente une réfugiée à Kakuma.

La semaine dernière, plusieurs réfugiés ont fait un sit-in devant les bureaux du HCR avec des récipients vides pour manifester leur mécontentements et indignation face à ce manque criant d’eau potable.

Selon une source au camp, les réfugiés se rabattent sur les eaux de pluies qui, elles aussi, sont rares dans cette partie presque désertique du nord-ouest du Kenya. D’autres préfèrent boire l’eau des marais ou celle issue des fermes.

Ils craignent les maladies des mains sales et demandent au HCR de procéder à la distribution de l’eau.

Cette Agence onusienne explique que le manque d’eau serait lié au changement climatique et tranquillise les réfugiés que « la question va être résolue incessamment ».

Le camp de Kakuma compte plus de 20 mille Burundais.

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Photo : des réfugiés dont des Burundais devant un bureau du HCR à Kakuma avec des récipients vides

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