Kakuma (Kenya) : le choléra se déclare dans le camp de réfugiés

Kakuma (Kenya) : le choléra se déclare dans le camp de réfugiés

SOS Médias Burundi

Kakuma, 21 novembre 2025- Plus de cinquante cas de choléra ont été enregistrés en quelques jours dans le gigantesque camp de Kakuma et son extension de Kalobeyei, au nord-ouest du Kenya. Les structures sanitaires tentent d’endiguer la propagation, mais le manque d’eau potable, qui dure depuis près de six mois, fait craindre une aggravation rapide de la situation.

Les zones les plus touchées : Kalobeyei en première ligne

La partie la plus affectée est Kalobeyei, centre d’extension du camp de Kakuma.

L’hôpital du Village I y compte déjà plus de quinze cas, selon une source locale.

Même le dispensaire du Village II, habituellement non destiné à accueillir des patients alités, est désormais réquisitionné pour traiter les malades du choléra.

À Kakuma, plusieurs structures débordées

Dans le camp principal, l’hôpital central du Village VII ainsi que le dispensaire du Village VI ont été désignés pour la prise en charge des patients.

Les équipes médicales relient l’apparition de la maladie au manque persistant d’eau potable.

« Nous demandons la réparation des robinets détruits ou usés, et l’installation de nouveaux points d’eau », insistent-elles, en écho aux plaintes des réfugiés.

Sensibilisation urgente… mais insuffisante sans eau

Des mobilisateurs communautaires sillonnent les villages et blocs pour rappeler les règles d’hygiène.

Mais tous redoutent que l’absence d’eau potable continue d’aggraver la situation, limitant l’efficacité des actions de prévention.

Des pluies saisonnières qui compliquent la situation

Les premières pluies, très intenses cette année, frappent durement cette région désertique du nord-ouest du Kenya.

Les fortes précipitations en Ouganda, qui se déversent vers le Kenya, augmentent aussi les risques de contamination liés à l’écoulement des eaux.

Un camp surpeuplé et vulnérable

Kakuma et son extension de Kalobeyei hébergent aujourd’hui plus de 250 000 réfugiés, dont environ 25 000 Burundais, rendant les interventions sanitaires d’autant plus essentielles et complexes.

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Photo : des réfugiés manifestent pour exiger l’accès à la ration alimentaire et à l’eau potable au camp de Kakuma, le 28 février 2025. © SOS Médias Burundi

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