Internet au ralenti : l’exaspération monte chez les travailleurs burundais
SOS Médias Burundi
Bujumbura, 21 novembre 2025- La mauvaise qualité de la connexion Internet paralyse la productivité au Burundi. Travailleurs et entreprises tirent la sonnette d’alarme face à des perturbations qui s’étendent depuis plusieurs semaines, compromettant le respect des délais, la transmission des rapports et le bon fonctionnement des activités professionnelles.
Productivité en berne dans tous les secteurs
À travers tout le pays, les travailleurs de l’administration publique comme ceux du secteur privé signalent des difficultés importantes.
Contactés par notre rédaction, de nombreux employés — qui ont préféré rester anonymes — expliquent que cette situation les empêche de remplir leurs missions correctement.
« C’est devenu impossible de travailler normalement », déplore l’un d’eux, soulignant que les retards s’accumulent et que la gestion des tâches numériques est fortement compromise.
Des acteurs économiques contraints de ralentir leurs activités
À Bujumbura, la capitale économique du Burundi où sont concentrées les agences des Nations-Unies et l’administration centrale, un opérateur économique témoigne des impacts directs sur la productivité nationale.
« Le rendement quotidien chute de jour en jour, dans tous les secteurs. Les entreprises ne peuvent plus fonctionner au rythme habituel. Les transactions prennent du retard, les demandes des clients restent en attente, et cela finit par peser lourd sur l’économie », explique-t-il.
Il déplore également le silence de la compagnie Lumitel, l’un des principaux fournisseurs d’accès à Internet du pays. Selon plusieurs utilisateurs, les plaintes concernant la qualité de la connexion et le retrait de crédits non consommés se multiplient, sans réaction de la société.
Les consommateurs appellent la régulation à intervenir
Face à cette situation jugée intenable, les usagers se tournent vers l’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications (ARCT).
Ils demandent à l’institution de sortir de son silence et d’exiger des opérateurs une amélioration rapide et durable de la qualité de leurs services.
Pour ces consommateurs, la connexion Internet n’est plus un luxe, mais un outil indispensable au travail, à l’éducation et au développement du pays.
Jusqu’à la publication de cet article, SOS Médias Burundi n’avait pas encore obtenu de réaction ni d’un porte-parole de la compagnie citée, ni de l’organe de régulation.
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Photo : des clients d’une des principales sociétés de distribution d’Internet au Burundi se tiennent devant ses bureaux à Bujumbura, ville également affectée par la mauvaise qualité de la connexion. ©SOS Médias Burundi
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