Burundi-UE : les deux parties se rapprochent de plus en plus

Burundi-UE : les deux parties se rapprochent de plus en plus

Ce jeudi, le gouvernement burundais et l’Union Européenne ont mené la 4ème session de dialogue dans la capitale économique Bujumbura. Claude Bochu, ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi qui rappelle qu’il s’agit d’une première après la levée effective des mesures qui avaient été prises contre le Burundi en mars 2016 se félicite et félicite le ministre burundais en charge des relations extérieures Albert Shingiro. M. Shingiro a déclaré que l’heure est désormais aux discussions relatives au partenariat de développement. (SOS Médias Burundi)

Dans une déclaration faite à la sortie de cette séance, l’ambassadeur de l’Union Européenne au Burundi a annoncé que la discussion a porté sur la coopération au développement dans le cadre de l’Accord de Cotonou. Les 27 vont désormais se concentrer sur les questions du genre dans la petite nation de l’Afrique de l’est.

« On a aussi parlé de la volonté de l’Union Européenne de faire en sorte que désormais 85% de ses projets (UE) touche les questions du genre. On a aussi discuté sur le retour du Burundi sur la scène internationale, à la fois régionale et continentale[…] », a indiqué Claude Bochu.

La question relative à la crise en Ukraine a aussi été évoquée même si rien n’a été révélé sur la position de l’UE face au récent soutien du Burundi à la Russie lorsque l’Assemblée générale de l’ONU a suspendu jeudi 7 avril dernier la Russie de son siège au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en raison de l’invasion de l’Ukraine, lors d’un vote qui a recueilli 93 voix favorables mais qui a été marqué par une forte abstention.

« […], nous avons aussi discuté sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie et ses conséquences en termes d’inflation et de rareté des denrées alimentaires », a déclaré M. Bochu.

Quant au ministre burundais des affaires étrangères et de la coopération, les deux parties veulent désormais la promotion d’une coopération mutuellement profitable basée sur le commerce et les investissements, l’amélioration du climat des affaires mais aussi sur l’inclusion dans les différents projets financés par l’UE.

« Maintenant nous parlons à cœur ouvert. Ce n’est plus comme les périodes où il y avait des tensions intenses entre le Burundi et l’UE. Nous sommes donc déterminés à avancer ensemble dans le respect mutuel », a avoué Albert Shingiro.

Après le dialogue qui a duré plus de 3 heures dans la capitale économique Bujumbura ce jeudi, les journalistes n’ont pas été autorisés de poser des questions.

La session s’est tenue au lendemain de la publication d’un rapport de Human Rights Watch qui fait toujours état de plusieurs violations de droits de l’homme au Burundi.

*L’accord de Cotonou entre l’Union européenne et les États d’Afrique, Caraïbes et Pacifique (ACP) a été signé le 23 juin 2000 dans la capitale économique du Bénin, après l’expiration de la convention de Lomé. Conclu pour 20 ans, cet accord, révisé tous les 5 ans, réunit les 79 États du groupe ACP et les 28 pays de l’Union européenne (27 à présent), soit une population totale de plus de 700 millions de personnes.

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Photo : Albert Shingiro et Claude Bochu, lors de la 4ème session du dialogue politique entre le Burundi et l´Union Européenne

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