Gitega : des Imbonerakure rackettent les clients dans les stations‐service
Lors de la distribution du carburant sur différentes stations-service de la ville de Gitega (capitale politique), plusieurs policiers abandonnent leurs postes, se précipitant aux points de distribution des produits pétroliers. Même scénari pour des Imbonerakure (membres de la ligue des jeunes du parti CNDD-FDD), sous prétexte d’assurer l’ordre. Mais il y vont plutôt pour racketter les clients. (SOS Médias Burundi)
Pour ne pas attendre la longue file d’attente, un conducteur de taxi paye 10 mille francs burundais aux Imbonerakure qui partagent la somme avec des policiers. Les conducteurs des taxis-motos donnent cinq mille, une voiture 10 mille, un minibus 20 mille tandis que les conducteurs des camions payent jusqu’à 50 mille francs burundais.
Pour les clients qui veulent remplir leur bidon, ils donnent un pot-de‐vin variant entre 10 à 20 mille. Cela au moment où des responsables administratifs ont interdit d’acheter le carburant dans des bidons, à moins d’avoir une autorisation spéciale.
À la fin de la distribution du carburant, le butin collecté est partagé équitablement entre les pompistes, policiers et Imbonerakure.
« Les conducteurs des engins de transport en position de faiblesse n’y peuvent rien. La solution à la pénurie du carburant n’est pas pour demain », indique un acheteur de carburant.
Le Burundi peine toujours à trouver une solution durable à la crise du carburant à laquelle il fait face ces derniers mois.
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Photo : longue file d’attente de taxi -motos et voitures sur une station-service à Gitega
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